jeudi 17 février 2011

"Ce blog avait deux ans, déjà Arthur pointait sous Montignac"

"Ce blog avait deux ans, déjà Arthur pointait sous Montignac...."

Bon, je ne vais pas vous la faire trop hugolienne, ni vous trahir ici ma volonté de devenir empereur des lettres françaises, ce serait un peu prétentieux...(quoique, why not? mais ya du boulot!!)

Juste pour vous dire que si "Une fois par moi" fête ses un an, moi je fête mes deux ans....

Je ne pensais pas que je tiendrais aussi longtemps....merci à vous lecteurs, et commentateurs, plus ou moins nombreux selon les époques, et le type de billets....(je ne peux pas vous dire combien , je ne regarde plus les statistiques, ou bien épisodiquement...).

Merci à quelques uns d'entre vous, rencontrés en réel ou désireux de les rencontrer, qui m'ont poussé à aller plus loin, à Daïdou, qui m'a poussé sans le savoir, à Virginie,et son jardin secret, aux nouveaux comme Eau Sauvage, ou EK91(gay mais pas que), avec qui je pense je partage des façons proches et sensibles de voir la vie..et les autres qui sont sur ma bloglist,..... et ceux que je n'ai pas mis, car pas le temps ....

Je me posais la question ces derniers jours de la suite de ce blog. Il se peut que je l'arrête bientôt. J'ai en effet l'impression d'avoir enfin réussi à formuler la question qui me taraude....d'avoir pu mettre des mots dessus, ce qui était un peu l'objectif de cette aventure bloguesque....Voilà ce que j'écrivais , il y a deux ans: Ouverture de mon blog où je compte poser mes pensées, avis et opinions sur le monde qui m'entoure, mes questionnements, et essayer de mieux exprimer ce que je ressens..Bon, j'exprime mieux, mais c'est pas encore le top quand même......

Et si je formule la question, en même temps, comme je n'ai pas trouvé la réponse, je pense continuer encore.....

Et puis, c'est idiot, mais j'ai aussi découvert le plaisir de l'écriture...que ce soit bon ou non pour vous, d'abord, je, JE, me fais plaisir en écrivant..un plaisir sans nom....rien que pour ça, je continuerais d'une manière ou d'une autre....

mardi 15 février 2011

rêves...encore

En ce moment, ou je ne rêve pas, ou je fais des rêves curieux.

Je rêve beaucoup de "merde"....excusez le terme, mais c'est ça..le dernier en date, je sors d'une piscine , croise un mec avec une crotte de chien sur la tête(mais je ne le lui fais pas remarquer), qui rentre dans l'eau , eau qui subitement devient trouble, marron, et donc pleine de m...... Il parait que rêver de m...veut dire qu'on va recevoir de l'argent...et l'eau, c'est la maladie...mais j'en sors de l'eau, donc, je sortirais de maladie? mais je ne suis pas malade (à part dans ma tête....voir billet précédent..)..donc peut-être que je vais résoudre mes problèmes en gagnant en même temps beaucoup d'argent?...c'est le loto, qui va résoudre tout? je doute (je n'ai pas joué depuis 6 mois)....bon, je vois pas, car pas d'argent en quantité à l'horizon 2011 et suivantes....

Autre rêve de cette nuit: je suis dans des toilettes publiques...chez les hommes évidemment...toutes les pissotières sont prises...je fais donc la queue (sans jeu de mots, désolé) derrière un black (encore!!), lui en caleçon et torse nu...Etant derrière lui, je distingue très bien ses fesses, et son sexe qui est en bas du dos (!) (c'était peut-être un mutant en fait...ou il a un sexe devant et un derrière, ça peut être pratique n'empêche...). Il sent que je suis derrière lui, et me laisse la place...mon sexe est raide comme un bâton de maréchal (jamais vu de bâton de maréchal en vrai, mais ca doit me sembler très très dur...), et le black me prends la main et l'accompagne dans un mouvement masturbatoire.....je lui fais comprendre qu'il peut me masturber tout seul, s'il le souhaite....il me fait non de la tête, c'est à toi de le faire....et je me réveille...évidemment en érection...mais avec une sensation étrange...pas de malaise, mais de "pas fini", d'entre deux, de frustration certainement.

A vos interprétations, si ça vous inspire...sinon, ne faîtes pas d'effort, ça n'en vaut surement pas la peine....

mardi 8 février 2011

Semaine à Paris ou le Vase Brisé


Une semaine à Paris. Une bouffée d'oxygène, me disais-je en partant. Des rencontres planifiées, des perspectives de nouveau boulot. Oublier mon boulot actuel, me dégager des obligations de la maison, de la famille. Je les adore, mais , de temps en temps, j'aime me retrouver aussi seul.

Mais , en fait, de nouvelles interrogations. Ou plutôt, des interrogations de plus en plus aigües, qui me hantent. Ce billet finit sur une note un peu pessimiste. Mais, je ne le suis pourtant pas. C'est un passage dans mon esprit. J'y trouverais une solution, dans un sens ou dans un autre, mais toujours positif. Je le reste, positif. L'ai toujours été. Même dans les moments les plus durs.


Bilan:

*Paris est toujours aussi beau, je m'y sens toujours aussi bien. Même si je me suis fait mal, en me baladant du côté du Boulevard St-Germain, mon quartier d'étudiant, qui n'est plus du tout à ma portée, qui est devenu très "riche", "haute couture" et "mode de luxe". C'est beau, plutôt de bon goût, mais je ne peux qu'y regarder les vitrines (et à la réflexion, quand j'étais étudiant , je faisais pareil, mais il me semble que les cafés étaient encore abordables, un peu vieillots et n'avaient pas ce décorum branchés qu'ils ont quasiment tous aujourd'hui).

* Perspectives professionnelles à mon avis réduites à néant pour les prochains mois. Je vais devoir rebondir sur autre chose. Ou je reste ici (mais déjà , il y a presque deux ans, j'avais écrit sur ce blog qu'en décembre 2010, je partais vers d'autres horizons professionnels. Et bien, c'est bel et bien raté!), ou je me reconvertis vers une activité plus lucrative (j'ai besoin de fric!!!)et plus intéressante. Peut-être que je devrais rendre ce blog payant? vous accepteriez, les lecteurs?
J'ai l'impression d'être devenu un professionnel de l'amateurisme: tout ce que je fais, je le fais en amateur. Je fais illusion au premier abord. On me trouve super, intéressant, motivant, connaisseur, voir professionnel. et puis, si on gratte un peu, le vernis s'écaille, et là, c'est la catastrophe. Je pense que je m'intéresse à trop de choses, du coup, je ne reste qu'à la surface. A moins que ce ne soit l'âge, et que mon cerveau n'arrive plus à imprimer. Mais, je n'en ai pas vraiment l'impression. Non, je m'interdit de rentrer dans la profondeur, dans l'essentiel. Par paresse. Par négligence. Ou par peur.

*Des rencontres planifiées: j'en avais plusieurs de prévues, de diverses natures. Une seule s'est réalisée (les autres n'ont pas eu lieu de mon fait d'ailleurs , je pense, à la réflexion). Mais elle vaut toutes les autres. Une très belle rencontre avec un lecteur-bloggeur des plus intéressants: parcours de vie proche, même age, même sensibilité , je pense. De nombreuses discussions sur nos cheminents , nos interrogations. Qui m'ouvrent aussi des abîmes sur moi-même, sur mes souhaits, mes désirs, mes choix de vie. En tous les cas, qui m'amènent de plus en plus à des réflexions sur mon moi profond. Il a joué sans le savoir un rôle de révélateur....Il m'a beaucoup touché, je le trouve très "couillu" contrairement à moi (ce n'est pas son avis). en tous les cas, il m'a fait beaucoup de bien. Et il continue , sans le savoir....

Quelque part, ce que j'appelle mon amateurisme, qui se manifeste par un défaut total de concentration me semble trouver ces racines aussi dans ces questions sans réponses, ou auxquelles je ne veux pas trouver de réponse. "libère-toi" de tes poids , me dit-il, ouvre toi..J'ai l'impression dêtre très ouvert pourtant, mais pas avec tout le monde, et je mets très vite un frein à ce qui se présente à moi, porteurs de futurs et de nouveautés.

**Je sens que les félures de ma tête commencent à craquer, que la colle qui tient tout ça, a de plus en plus de mal à résister. Comme dans ce "Vase brisé" de Sully Prudhomme. Vous connaissez? :

Le vase où meurt cette verveine
D'un coup d'éventail fut fêlé ;
Le coup dut l'effleurer à peine,
Aucun bruit ne l'a révélé.


Mais la légère meurtrissure,
Mordant le cristal chaque jour,
D'une marche invisible et sûre
En a fait lentement le tour.


Son eau fraîche a fui goutte à goutte,
Le suc des fleurs s'est épuisé ;
Personne encore ne s'en doute,
N'y touchez pas, il est brisé.


Souvent aussi la main qu'on aime
Effleurant le coeur, le meurtrit ;
Puis le coeur se fend de lui-même,
La fleur de son amour périt ;


Toujours intact aux yeux du monde,
Il sent croître et pleurer tout bas
Sa blessure fine et profonde :
Il est brisé, n'y touchez pas.



Sully Prudhomme



Alors , en ce moment, je me dis qu'il faut peut-être que je ne touche pas trop à ma tête. Elle pourrait se fendre d'elle-même, après s'être amochée un peu toute seule.

"Le discours d'un roi"

Magnifique film, à aller voir.

Et pourquoi ai-je été aussi ému et bouleversé par ce roi d'Angleterre, qui ne peut parler en public sans bégayer? pourquoi avais-je la gorge nouée si longtemps après le film?

Sans doute de par ma difficulté à dire les choses qui me sont importantes aux personnes qui me sont chères....Sans doute par une espèce de similitude avec sa situation royale, emprisonnée dans des obligations qui l'ennuient...

Mais je ne suis pas un Roi, et en théorie, je devrais pouvoir m'affranchir de mes obligations....

jeudi 27 janvier 2011

"Tous à poil ou l'inconnu du métro" : la suite...

Pour continuer dans la lignée du précédent billet....

Hier, Paris. De nouveau dans le métro. Barbès. Station que j'adore, car ça vit: vendeurs de cigarettes en fraude, ça grouille...Des origines de partout, blacks, arabes, indiens, seuls peut-être les chinois sont absents..certains vont dire que ce n'est plus la France, moi je dis que c'est justement ça, la France, et j'adore...certains disent que ça craint, ce jour-là, je suis en tenue de boulot, costard et manteau chics, mais je n'ai pas eu de problèmes...et j'en ai jamais eu là-bas (je touche du bois) (je ne suis pas naïf non plus, je sais que il s'y passe des choses pas terribles, mais je n'en ai jamais été témoin; je ne me voile pas la face non plus).

Donc Barbés...je passe mon billet dans le portillon, m'apprête à descendre les escaliers, et là, qu'est ce que je vois? le mec de l'autre jour...et bien, non, ca serait trop beau!...mais au moins une quinzaine de CRS, voir une vingtaine..ou plutôt , pas des CRS, mais la police ferroviaire ou de la RATP, je ne sais pas, ou un truc du genre..tous habillés d'une espèce de tenue d'une seule pièce, pantalon et haut ensemble, style salopette, mais sans bretelles, une combinaison en fait, très ajustée...Ouahh..impressionnant, il doit y avoir du grabuge plus loin....

Et puis , je passe à côté d'eux, et j'en vois un....hummm...pas mal du tout...belle gueule, très mâle (évidemment, un flic...excusez les clichés..) et là, bien sûr, immédiatement, je cherche à imaginer ce qu'il y a en dessous...Mais, en fait , leur "uniforme" est hyper serré, collé au corps... enfin surtout collé au cul....ce qui sculpte, moule, d'une très belle manière leurs fesses, enfin, ses fesses à lui (car ils ne sont pas tous mignons non plus, loin de là...) Et là, j'ai l'impression très nette qu'il n'a pas de slip, boxer ou caleçon..il est à poil là-dessous..on devrait voir la marque du slip...!!!! Mais rien du tout...!!!! ...ça m'a tellement surpris, que j'ai pas eu le temps de scruter plus attentivement l'autre côté, et il a filé plus loin...et moi, j'ai continué à descendre dans le métro, songeur, pour aller à mon RDV (je vous en parlerais peut-être prochainement, d'ailleurs...)

En tous les cas, j'aimerais savoir si la police du métro portent des dessous masculins ou non? à vos claviers et recherches, merci....

mardi 25 janvier 2011

"Tous à poil ou l'inconnu du métro"

Aujourd'hui, comme tous les 25 du mois, vous pouvez aussi me trouver là, chez "Une fois par moi".


Passage à Paris. Une journée, très rapide, pour le boulot. Pas le temps d'aller boire un pot avec un copain de faire des rencontres, de voir une expo. Tant pis, ce sera pour plus tard. J'ai quand même la chance, par grand hasard, de me trouver dans la cour carré du Louvre, à la nuit tombée. L'éclairage est magnifique. J'ai l'impression d'être dans un décor irréel, un peu de conte, d'être dans le merveilleux. Derrière moi, il y a une femme et un homme, la quarantaine. Elle rigole un peu niaisement, lui, il fait des vannes gentilles, charmeuses. Je me dis: 'belle scène de drague, elle minaude, il en rajoute, elle est seule, il est marié, il se demande si il va plus loin, etc....". Souvent , quand je vois des inconnus (ou des connus d'ailleurs), je me fais tout un film autour d'eux, imagine plein de trucs....Je le fais au boulot , avec mes collègues (surtout les nouveaux dont je ne connais rien), avec les gens que je rencontre. Mais , surtout, j'essaye de les imaginer à poil, et/ou en train de baiser.

Ca vient de loin, de mes premiers examens oraux (le bac? ou le brevet? je ne sais plus). J'étais tellement stressé , qu'un copain m'avait suggéré d'imaginer l'examinateur/trice sur la lunette des chiottes. C'est vrai que ça casse le mythe, ça tue la posture officielle, dure de l'institution qui est là pour vous noter, vous juger. Je me souviens d'un examinateur , quand j'étais en fac, qui ressemblait à notre défunt président (F.M), avec la même pompe, la même distance , qui devait le rendre (notre Pdt) assez impressionnant. L'imaginer, l'examinateur, en train de chier, le visage tout rouge en train de pousser: ça m'a permis de lui sortir mon cours sans problèmes et de lui répondre à ses questions...je n'ai pas eu 19, mais je pense un petit 12 qui me suffisait amplement.

Tout ça pour dire que aujourd'hui, je préfère vous imaginer à poil, ou en train de baiser, hommes, femmes, groupes(les enfants, non, ce n'est vraiment pas mon truc). C'est quand même plus sympa, moins chiant (excusez le jeu de mots débile). Ca devient automatique, trop même. Ma femme finit par trouver que je pense vraiment qu'à ça. Ca ne lui serait jamais venu à l'esprit(enfin maintenant, elle s'y met aussi). Au début, je voyais un beau mec, je me disais: "toi, t'es une bête au pieu, câlin sensuel, endurant, à faire jouir un bataillon de mâles ou femelles en rut", ou un petit timide et gringalet:" toi ta femme t'impose tout, tu n'oses toucher un mec, tu ne sais pas y faire"...Et puis, avec l'expérience , je me suis rendu compte que "l'habit ne fait pas le moine"..ou que plutôt, sans habit, la bête réagit bien différemment que couverte (c'est clair?). En fait, certains, qui semblent si sûrs d'eux, sont vraiment en dessous de tout au pieu, et très mal foutus physiquement, d'autres , c'est l'inverse. Mes "films" imaginaires sont donc plus nuancés: la belle fille pulpeuse et bombe sexuelle, je la verrais peut-être inerte au pieu, ne sachant quoi faire avec monsieur, et sans doute plus souvent entrain de se caresser l'abricot, toute seule dans son lit et sous ses couvertures. Au contraire, mademoiselle passe-partout, qu'on ne remarque même pas, tellement elle est insignifiante, devient une bouffeuse de phallus et de chattes en délire, usant du fouet et des menottes, pleine d'une imagination sexuelle débridée. En ce qui concerne les mecs, même genre de plan. Du coup, je me demande aussi ce que je renvoie comme image aux autres, si ils projettent le même genre de délire que moi sur les personnes qu'ils côtoient.

Mais aussi , j'essaye d'imaginer la "gueule" de leur bite....Grosse, petite, joufflue, mince, tordue, douce, sombre etc...Là, je me base sur le nez. Oui, vous avez bien lu.n Je ne sais plus quel artiste (Giacommetti, je crois, mais je ne suis pas sûr) a dit que le nez est le sexe du visage, la chose la plus horrible qui soit sur un visage. Il n'a pas tort: le nez, c'est rarement beau (quoique!!); de là , à le comparer au sexe, il y va peut-être un peu fort. C'est vrai qu'il y a des bites moches, mais certaines sont plutôt sympas, je trouve....pour rester dans le correct, on ira voir les statues antiques grecques des beaux éphèbes, ok? Bon, et puis, pour les femmes, ça ne marche pas trop non plus, le coup du nez....

Donc , je me dis, toi, le costaud, l'ex-maitre-nageur, OK on sait que t'en as une grosse, tu l'as suffisamment montrée en maillot de bain...mais au pieu t'es une brêle, et ta nana, elle te mène comme elle veut...tellement qu'elle en a marre..et toi le petit nouveau que je trouve charmant, bien entendu, tu es une bête de sexe, avec ta jolie bite, bien foutue et équilibrée, et ton torse velu à souhait.

Mon problème, c'est que j'ai rarement l'occasion de vérifier si je me trompe ou pas, car bien évidemment, même si j'aime la chair fraiche, je ne vais pas non plus voir ce qu'il y a dans les culottes de toutes les personnes que je croise...et pour ceux où je vais voir, je n'ai pas toujours trop eu le temps d'imaginer trop de choses à leur sujet (c'est ça, le problème des plans sur internet)....

Toujours est-il que lors de ce passage à Paris, je suis dans le métro, avec mon fils. On rentre dans une rame bondée. Et là, je tombe raide devant un mec à tomber à la renverse. Je lui aurais bien fait le coup "impulse" : "soudain un inconnu vous offre des fleurs", mais je n'avais pas de fleurs avec moi. Un visage magnifique, des lèvres très bien dessinées, des yeux noisettes clairs des plus charmant, rasé de près (il était 20H pourtant), les cheveux légèrement ondulés, coiffés négligemment mais avec style, habillé plutôt classique, mais avec ce je-ne-sais-quoi de décontracté, les yeux rivés sur son i-phone (comme quasi tout le monde maintenant dans le métro). Et son nez, me direz-vous? droit, affirmé, ni trop grand, ni trop court, ni empâté, ni trop fin et squelettique. Vous en déduisez quoi pour son sexe? et bien, droit, raide, et ferme de taille moyenne, qui sait ce qu'il veut! Le fait qu''il soit occupé par son téléphone m'a permis de le dévisager et de l'observer tout mon saoul, tout en faisant attention que mon grand fils qui était avec moi ne remarque pas cet intérêt subi pour ce beau mâle. Et donc bien évidemment, je me suis mis à l'imaginer d'abord dans le plus simple appareil (et c'était très très beau), ensuite en train de baiser. Et là, j'ai eu un souci, car je n'arrivais pas à l'imaginer. Et puis, il a levé les yeux, pour regarder où le métro arrivait. Nos regards se sont croisés. Sourire ravageur. J'ai cru m'effondrer. Je lui ai rendu la pareille, mon fils regardant heureusement les affiches de la station où le métro rentrait.

Il est sorti. S'est arrêté sur le quai. S'est retourné vers moi. M'a lancé de nouveau son regard noisette à tomber. A fait un pas en arrière, comme s'il allait revenir dans la rame. Et puis, les portes se sont fermées. Mon fils n'a rien vu (ou s'il a remarqué quelque chose, ne m'en a rien dit). Je ne peux dire si je regrette qu'il n'ait pas pu remonter. Je ne sais pas ce que j'aurais fait, avec mon fils à côté de moi, s'il m'avait abordé (en même temps, je me suis peut-être fait totalement un vrai film, et peut-etre qu'il regardait une fille derrière moi? ou autre chose? ). Mais, curieusement, je me suis pris à imaginer ce beau visage, avec son beau corps, se fondre avec moi dans un corps-à-corps d'une grande sensualité, dans l'atmosphère ouaté d'une chambre confortable, corps-à-corps dont je vous laisserai imaginer les détails. Je me rendais compte alors que le plus important était sans doute l'échange de regards pour permettre à l'imagination de faire son travail!

Le retour à la réalité du métro fût moins érotico-esthétique. Et je n'avais plus envie d'imaginer les autres passagers à poil ou en train de baiser. D'ailleurs, je ne les regardais plus.

vendredi 21 janvier 2011

Encore un rêve

LA nuit passée, encore un rêve. Je me fais embrasser par un portier d'ascenseur noir (je m'interroge sur mes pensées oniriques limite raciste : un noir ne peut-il être que portier ou un portier que noir? je m'inquiète sur mon moi profond! ou alors, ce n'est qu'un hasard, peut-être dû à un épisode de MAd Men, vu il y a quelques jours où Don Draper trafique un truc avec un portier d'ascenseur noir).
Je suis allongé (pourquoi? j'en sais rien, je suis tout à fait conscient dans le rêve) sur une banquette, dans le vestibule d'un immeuble hausmannien. Il vient vers moi, me dit un truc, se penche sur mes lèvres, et m'embrasse. Il ouvre peu la bouche. Je cherche sa langue, avec difficulté. Mais je suis bien. Et puis, je me réveille.

C'est curieux, je n'ai quasiment jamais rêvé de scènes amoureuses, érotiques avec des hommes. Et là, deux fois en une semaine. Aucune explication logique de ma part pour l'instant. Et c'est très bien comme ça.