mercredi 3 février 2010
Casanova inattendu
J' approchais la trentaine. Question boulot, je commençais à ne plus galérer, j'avais enfin trouvé un CDD sur un boulot qui me permettait de voyager assez régulièrement sur le bassin méditerranéen. Je filais le parfait amour avec ma belle, et j'avais oublié mes quelques aventures de jeunesse avec des mecs, que je considérais maintenant comme des tatonnements de fin d'adolescence, plutôt que comme provenant de mon moi profond (je me rendrais compte plus tard que ce n'est pas aussi évident).
Ce jour là, je rentrais d'une mission, un peu difficile. Le voyage de retour avait été long: 8 heures de voiture sur des pistes de sable,, pleines de trous, retard d'avions, correspondances ratées, et pour couronner le tout grève de Air France , avec des aéroports parisiens bloqués. Je transitais par Rome, où du fait de ces retards, je dus passer la nuit...aux frais de la compagnie bien entendue, mais sans aucun bagage.... On nous amena donc dans un hôtel grand luxe, situé dans la grande banlieue de Rome, je devais prendre un vol le lendemain vers 10H. Epuisé du voyage, je décidais en moi-même , tandis qu'on nous amenait à l'hôtel en bus, que je ne sortirais pas goûter aux charmes nocturnes de Rome. Dommage...mais ma fatigue était trop grande.
Arrivé à l'hôtel, à la réception, une surprise de taille m'attends. En remettant mon bon d'hôtel que la compagnie m'avait remis à l'aéroport, j'apprends que je dois partager ma chambre...et avec un homme, qui semblait tout aussi étonné que moi...Evidemment, nous questionnons, interrogeons, protestons, râlons: rien n'y fait! La charmante hôtesse nous explique avec un charmant accent italien que l'hôtel est « full », que de toutes les manières, on ne peut pas faire autrement, que ce n'est que pour une nuit, etc...Le type a l'air plutôt sympa, « propre », plutôt « normal », avec un petit look aventurier marrant. Je suis épuisé; je me dis que c'est pas dramatique, je vais pas en mourir, et si il supporte mes diatribes en dormant, lui en tous les cas ne me dérangera pas, vu mon extrême fatigue. Il doit faire le même calcul, vu que nous nous résignons en même temps à accepter de partager cette chambre.
Il prend la clé, et dans l'ascenseur , on fait connaissance. Il est plutôt sympa, parle un français sans accent, alors qu'il est italien, il s'appelle Giacomo, et se présente totalement: « Giacomo Casanova »!!!ouah, c'est un Casanova, de nom celui-ci..peut-être aussi d'expérience , allez savoir...! Cocasse quand même d'imaginer de passer une nuit avec Casanova!!! Je lui sors alors le seul bon mot que je connaisse de son illustre ancêtre: « Rien de tout ce qui existe n’a jamais exercé sur moi un si fort pouvoir qu’une belle figure de femme », sentence que je pourrais également m'appliquer...Il m'explique qu'il arrive de Bangkok, et doit être à Milan au plus tard le lendemain matin.
Arrivé à la chambre, notre surprise continue: ce ne sont pas deux lits, mais un grand lit double qui nous attend pour faire de beaux rêves!!!on se regarde, étonnés, et on éclate de rire!!!Il appelle la réception, râle en italien, son corps exprime sa colère tout autant que sa voix.....il raccroche, l'air dépité: « l'hôtel est vraiment plein, ils n'ont plus rien.... ...je dormirais sur la banquette » , me dit-il, « vous avez l'air fatigué, et avez besoin de dormir »...Le lit est vraiment très large, et je ne vois pas d'inconvénients à ce que, finalement, on le partage pour la nuit, j'en ai vu d'autres, dans des lieux bien plus improbables, dans des petits hôtels minables, où on était bien obligé de dormir à plusieurs, les uns collés aux autres...Il me remercie....me suggère d'utiliser la salle de bains en premier si je suis fatigué.
J'accepte volontiers, et trouve avec un plaisir certain rasoirs, brosse à dents, savon et autre gel douche (il y a même des capotes). Je m'empresse sous le jet d'eau brulante...je me délasse, me détend enfin après ces presque 24h de voyage...c'est à ce moment que sortant de la douche, je glisse malencontreusement sur le sol mouillé, et m'étale , nu comme un ver sur le sol...le temps d'entendre une voix derrière la porte , un peu inquiète: « ca va? », je réalise que je suis bloqué et incapable de me lever....je tente un timide : « ca va...oui »...essayant de me relever , en vain...Désespéré, je l'appelle: « non, ca ne va pas, j'ai bêtement glissé, je n'arrive pas à me relever... »...la porte s'ouvre, il entre, en caleçon blanc(il s'était préparé pour dormir?)...il approche , m'observe, me palpe le dos, les épaules, les côtés... « mon "ami(e)" est kiné, je connais un peu le corps humain...apparemment , c'est plus de peur que de mal, une tétanie, liée sans doute à la fatigue, à la contrariété de ces retards d'avion, et à la peur subite en glissant...vous avez dû vous tendre et vous raidir à ce moment là.. »....et curieusement d'ailleurs, depuis son arrivée, autre chose avait raidi...il ne pouvait pas ne pas le voir... « je vous propose de vous amener sur le lit, et de vous masser le haut des épaules, le dos et les pectoraux si vous le voulez , pour décoincer tout ça»...je n'avais pas trop de choix: ou rester sur ce sol humide, tout comme moi, ou accepter cette aide généreuse.. « ok » fis-je..
Il prit alors une serviette, me sécha rapidement le haut du corps, me prit par les épaules, par derrière et m'amena sur le lit...je l'aidais quand même avec mes jambes, mais je dois reconnaître que sa musculature lui permettait cette translation sans grand effort...une fois sur le lit, il m'allongea sur le ventre, sécha mes jambes, mes fesses, et le haut de mes cuisses-je trouvais ça un peu curieux, quoique agréable-, puis s'assit à califourchon sur mes fesses, et commença à me masser le haut du dos, les épaules, les hauts des bras, les côtes...ses mains avaient un toucher magique ...je crois n'avoir jamais eu depuis un tel massage...je ne sentais plus ma peau , mon corps, ou plutôt je les sentais tellement, suave et doux qu'un sentiment de bien-être, de chaleur se répandait partout dans mon corps...mes sens se réveillaient, et pourtant j'avais très envie de me laisser aller au sommeil....je me laissais totalement faire..il s'en rendit compte sans doute, et me donna quelques tapes sur la nuque, ce qui me réveilla un peu... « tournez-vous » me conseilla-t-il...j'obéis prestement, sans faire attention au fait que tout ce massage avait vraiment réveillé tous mes sens, et que mon érection de la salle de bain qui avait disparu lorsqu'il m'avait soulevé, avait repris de plus belle...il fit celui qui ne voyait pas (tout comme moi), mais il eût un moment d'hésitation...il se mit alors derrière ma tête , et commença à me masser la poitrine...j'aurais dû garder les yeux ouverts, histoire de vérifier ce qu'il allait faire, mais ce massage était tellement agréable, ses caresses tellement envoûtantes, que je fermais les yeux....il continua plusieurs minutes, j'étais bien, ne sentais plus du tout la douleur...j'allais ouvrir la bouche pour le lui indiquer , quand il mit sa main délicatement sur ma bouche, m'intimant de me taire..j'ouvrais les yeux, pour découvrir que son torse poilu et musclé passait au dessus de mes yeux, et sentit mon sexe se faire happer par sa bouche pulpeuse et sensuelle...la caresse était comme le reste, douce , suave, tendre, attentionnée.....surpris au départ, je me laissais faire, étonné de moi-même, de mon lâcher-prise ..et que j'ai toujours du mal à réaliser encore aujourd'hui...je ne sais pas comment, mais il était également nu comme moi, et son sexe dans le même état que le mien....
................Je ne le revis jamais...je ne sais pas à quelle heure nous nous étions endormis, mais le matin, il partit discrètement , sans faire de bruit, prendre son avion.....il avait quand même pris une douche -je n'avait rien entendu, mais les serviettes mouillées en témoignaient-, et avait écrit sur le miroir avec la mousse à raser « ciao!!grand plaisir !!»...Curieuse nuit quand même, pensais-je en moi-même....C'est alors que je remarquai dans la poubelle, deux pochettes de préservatif déchirées....j'eus un réel moment de stupeur..impossible de me souvenir à quel moment il (ou moi) les avions utilisées...et surtout pour quel usage...elles n'étaient pas là quand je rentrais la veille sous la douche....Cela voulait donc dire, que dans certaines situations, il pouvait m'arriver de ne vraiment plus savoir ce que je faisais, et de ne vraiment rien maitriser. Un peu affolant, tout de même..mais pour certain(e)s, c'est peut-être rassurant aussi.
Ce jour là, je rentrais d'une mission, un peu difficile. Le voyage de retour avait été long: 8 heures de voiture sur des pistes de sable,, pleines de trous, retard d'avions, correspondances ratées, et pour couronner le tout grève de Air France , avec des aéroports parisiens bloqués. Je transitais par Rome, où du fait de ces retards, je dus passer la nuit...aux frais de la compagnie bien entendue, mais sans aucun bagage.... On nous amena donc dans un hôtel grand luxe, situé dans la grande banlieue de Rome, je devais prendre un vol le lendemain vers 10H. Epuisé du voyage, je décidais en moi-même , tandis qu'on nous amenait à l'hôtel en bus, que je ne sortirais pas goûter aux charmes nocturnes de Rome. Dommage...mais ma fatigue était trop grande.
Arrivé à l'hôtel, à la réception, une surprise de taille m'attends. En remettant mon bon d'hôtel que la compagnie m'avait remis à l'aéroport, j'apprends que je dois partager ma chambre...et avec un homme, qui semblait tout aussi étonné que moi...Evidemment, nous questionnons, interrogeons, protestons, râlons: rien n'y fait! La charmante hôtesse nous explique avec un charmant accent italien que l'hôtel est « full », que de toutes les manières, on ne peut pas faire autrement, que ce n'est que pour une nuit, etc...Le type a l'air plutôt sympa, « propre », plutôt « normal », avec un petit look aventurier marrant. Je suis épuisé; je me dis que c'est pas dramatique, je vais pas en mourir, et si il supporte mes diatribes en dormant, lui en tous les cas ne me dérangera pas, vu mon extrême fatigue. Il doit faire le même calcul, vu que nous nous résignons en même temps à accepter de partager cette chambre.
Il prend la clé, et dans l'ascenseur , on fait connaissance. Il est plutôt sympa, parle un français sans accent, alors qu'il est italien, il s'appelle Giacomo, et se présente totalement: « Giacomo Casanova »!!!ouah, c'est un Casanova, de nom celui-ci..peut-être aussi d'expérience , allez savoir...! Cocasse quand même d'imaginer de passer une nuit avec Casanova!!! Je lui sors alors le seul bon mot que je connaisse de son illustre ancêtre: « Rien de tout ce qui existe n’a jamais exercé sur moi un si fort pouvoir qu’une belle figure de femme », sentence que je pourrais également m'appliquer...Il m'explique qu'il arrive de Bangkok, et doit être à Milan au plus tard le lendemain matin.
Arrivé à la chambre, notre surprise continue: ce ne sont pas deux lits, mais un grand lit double qui nous attend pour faire de beaux rêves!!!on se regarde, étonnés, et on éclate de rire!!!Il appelle la réception, râle en italien, son corps exprime sa colère tout autant que sa voix.....il raccroche, l'air dépité: « l'hôtel est vraiment plein, ils n'ont plus rien.... ...je dormirais sur la banquette » , me dit-il, « vous avez l'air fatigué, et avez besoin de dormir »...Le lit est vraiment très large, et je ne vois pas d'inconvénients à ce que, finalement, on le partage pour la nuit, j'en ai vu d'autres, dans des lieux bien plus improbables, dans des petits hôtels minables, où on était bien obligé de dormir à plusieurs, les uns collés aux autres...Il me remercie....me suggère d'utiliser la salle de bains en premier si je suis fatigué.
J'accepte volontiers, et trouve avec un plaisir certain rasoirs, brosse à dents, savon et autre gel douche (il y a même des capotes). Je m'empresse sous le jet d'eau brulante...je me délasse, me détend enfin après ces presque 24h de voyage...c'est à ce moment que sortant de la douche, je glisse malencontreusement sur le sol mouillé, et m'étale , nu comme un ver sur le sol...le temps d'entendre une voix derrière la porte , un peu inquiète: « ca va? », je réalise que je suis bloqué et incapable de me lever....je tente un timide : « ca va...oui »...essayant de me relever , en vain...Désespéré, je l'appelle: « non, ca ne va pas, j'ai bêtement glissé, je n'arrive pas à me relever... »...la porte s'ouvre, il entre, en caleçon blanc(il s'était préparé pour dormir?)...il approche , m'observe, me palpe le dos, les épaules, les côtés... « mon "ami(e)" est kiné, je connais un peu le corps humain...apparemment , c'est plus de peur que de mal, une tétanie, liée sans doute à la fatigue, à la contrariété de ces retards d'avion, et à la peur subite en glissant...vous avez dû vous tendre et vous raidir à ce moment là.. »....et curieusement d'ailleurs, depuis son arrivée, autre chose avait raidi...il ne pouvait pas ne pas le voir... « je vous propose de vous amener sur le lit, et de vous masser le haut des épaules, le dos et les pectoraux si vous le voulez , pour décoincer tout ça»...je n'avais pas trop de choix: ou rester sur ce sol humide, tout comme moi, ou accepter cette aide généreuse.. « ok » fis-je..
Il prit alors une serviette, me sécha rapidement le haut du corps, me prit par les épaules, par derrière et m'amena sur le lit...je l'aidais quand même avec mes jambes, mais je dois reconnaître que sa musculature lui permettait cette translation sans grand effort...une fois sur le lit, il m'allongea sur le ventre, sécha mes jambes, mes fesses, et le haut de mes cuisses-je trouvais ça un peu curieux, quoique agréable-, puis s'assit à califourchon sur mes fesses, et commença à me masser le haut du dos, les épaules, les hauts des bras, les côtes...ses mains avaient un toucher magique ...je crois n'avoir jamais eu depuis un tel massage...je ne sentais plus ma peau , mon corps, ou plutôt je les sentais tellement, suave et doux qu'un sentiment de bien-être, de chaleur se répandait partout dans mon corps...mes sens se réveillaient, et pourtant j'avais très envie de me laisser aller au sommeil....je me laissais totalement faire..il s'en rendit compte sans doute, et me donna quelques tapes sur la nuque, ce qui me réveilla un peu... « tournez-vous » me conseilla-t-il...j'obéis prestement, sans faire attention au fait que tout ce massage avait vraiment réveillé tous mes sens, et que mon érection de la salle de bain qui avait disparu lorsqu'il m'avait soulevé, avait repris de plus belle...il fit celui qui ne voyait pas (tout comme moi), mais il eût un moment d'hésitation...il se mit alors derrière ma tête , et commença à me masser la poitrine...j'aurais dû garder les yeux ouverts, histoire de vérifier ce qu'il allait faire, mais ce massage était tellement agréable, ses caresses tellement envoûtantes, que je fermais les yeux....il continua plusieurs minutes, j'étais bien, ne sentais plus du tout la douleur...j'allais ouvrir la bouche pour le lui indiquer , quand il mit sa main délicatement sur ma bouche, m'intimant de me taire..j'ouvrais les yeux, pour découvrir que son torse poilu et musclé passait au dessus de mes yeux, et sentit mon sexe se faire happer par sa bouche pulpeuse et sensuelle...la caresse était comme le reste, douce , suave, tendre, attentionnée.....surpris au départ, je me laissais faire, étonné de moi-même, de mon lâcher-prise ..et que j'ai toujours du mal à réaliser encore aujourd'hui...je ne sais pas comment, mais il était également nu comme moi, et son sexe dans le même état que le mien....
................Je ne le revis jamais...je ne sais pas à quelle heure nous nous étions endormis, mais le matin, il partit discrètement , sans faire de bruit, prendre son avion.....il avait quand même pris une douche -je n'avait rien entendu, mais les serviettes mouillées en témoignaient-, et avait écrit sur le miroir avec la mousse à raser « ciao!!grand plaisir !!»...Curieuse nuit quand même, pensais-je en moi-même....C'est alors que je remarquai dans la poubelle, deux pochettes de préservatif déchirées....j'eus un réel moment de stupeur..impossible de me souvenir à quel moment il (ou moi) les avions utilisées...et surtout pour quel usage...elles n'étaient pas là quand je rentrais la veille sous la douche....Cela voulait donc dire, que dans certaines situations, il pouvait m'arriver de ne vraiment plus savoir ce que je faisais, et de ne vraiment rien maitriser. Un peu affolant, tout de même..mais pour certain(e)s, c'est peut-être rassurant aussi.
samedi 30 janvier 2010
Pas trop de temps pour le blog
trop de boulot en ce moment, trop de choses qui m'arrivent, auxquelles je ne m'attendais pas (plutôt agréable, ne vous inquiétez pas..), mais qui bousculent un peu mon équilibre..mais je n'oublie pas le blog..dans quelques jours, je redeviens plus régulier...
lundi 18 janvier 2010
Cierges
Les jours de l'avenir se dressent devant nous
comme une file de petits cierges allumés-
des petits cierges dorés, chauds et pleins de vie.
Les jours passés restent en arrière,
une triste rangée de cierges juste éteints;
les plus proches encore fumants,
cierges froids, fondus et prostrés.
Je ne veux pas les voir; leur aspect m'afflige,
comme il m'afflige de me rappeler leur éclat premier.
Je regarde, vers l'avant, mes cierges allumés.
Je ne veux pas me retourner pour constater avec horreur
comme s'allonge vite l'obscure rangée,
comme augmentent vite les cierges éteints.
Constantin Cavafy, in "En attendant les barbares et autres poêmes" Poésie, Gallimard
comme une file de petits cierges allumés-
des petits cierges dorés, chauds et pleins de vie.
Les jours passés restent en arrière,
une triste rangée de cierges juste éteints;
les plus proches encore fumants,
cierges froids, fondus et prostrés.
Je ne veux pas les voir; leur aspect m'afflige,
comme il m'afflige de me rappeler leur éclat premier.
Je regarde, vers l'avant, mes cierges allumés.
Je ne veux pas me retourner pour constater avec horreur
comme s'allonge vite l'obscure rangée,
comme augmentent vite les cierges éteints.
Constantin Cavafy, in "En attendant les barbares et autres poêmes" Poésie, Gallimard
samedi 9 janvier 2010
Neige et .....coiffeur
J'adore la neige....c'est tout blanc, c'est froid, tout devient beau sous la neige, même le bruit est différent, le silence aussi....Depuis hier matin donc, chez moi, il neige sans discontinuer...30 à 40 cm...on se croirait dans une station des Alpes, jamais vu ça ici....J'adore....!!!!
Ce matin, je vais me faire couper les cheveux. Pas besoin de prendre RDV, elle(la coiffeuse, qui se la joue "artiste") me dit qu'elle va fermer à midi, because no clients...
J'arrive donc , et comme d'hab, après le shampoing, elle se croit donc obligée de commencer la conversation...genre de trucs dont j'ai horreur tellement c'est plein de banalités et de phrases convenues à 2 balles....Mais là, enfin , un sujet en or : la neige , la circulation infernale, les TGV retardés, "la neige,que c'est beau"(les mêmes platitudes que moi, en fait...)...bon, vous me direz, c'est plutôt banal, mais c'est toujours plus sympa et sincère que les sempiternelles plaintes sur "untel qui ne fait pas ce qu'il faut", "une telle qui fait ça", et "trop de boulot", et "vivement les vacances", et "vos enfants, ils vont bien?", etc... etc...
Par contre lundi , je "monte" à Paris, et là , si les TGV circulent pas, je vais beaucoup moins aimer la neige!!!! (d'ailleurs, si mon séjour parisien peut être une occasion de rencontre avec des bloggers, faites le moi savoir...)
Ce matin, je vais me faire couper les cheveux. Pas besoin de prendre RDV, elle(la coiffeuse, qui se la joue "artiste") me dit qu'elle va fermer à midi, because no clients...
J'arrive donc , et comme d'hab, après le shampoing, elle se croit donc obligée de commencer la conversation...genre de trucs dont j'ai horreur tellement c'est plein de banalités et de phrases convenues à 2 balles....Mais là, enfin , un sujet en or : la neige , la circulation infernale, les TGV retardés, "la neige,que c'est beau"(les mêmes platitudes que moi, en fait...)...bon, vous me direz, c'est plutôt banal, mais c'est toujours plus sympa et sincère que les sempiternelles plaintes sur "untel qui ne fait pas ce qu'il faut", "une telle qui fait ça", et "trop de boulot", et "vivement les vacances", et "vos enfants, ils vont bien?", etc... etc...
Par contre lundi , je "monte" à Paris, et là , si les TGV circulent pas, je vais beaucoup moins aimer la neige!!!! (d'ailleurs, si mon séjour parisien peut être une occasion de rencontre avec des bloggers, faites le moi savoir...)
mardi 5 janvier 2010
jeudi 31 décembre 2009
Bonne Année à tous
Bonne année à tous!!!
Pour démarrer cette année, je vous propose de partager avec vous ce petit texte, découvert sur le net (slate , je crois?) il y a quelques temps, et auquel j'adhère totalement. J'aime beaucoup cette philosophie de vie, basée sur le plaisir de soi, des autres, certes raisonnable, mais qui rend la vie plus légère à mon sens.
Soyez heureux, faites de belles rencontres, et vivez!!!!
1/ Considère tes problèmes tels qu'ils sont, non tels que tu les vois ni tels qu'autrui les analyse ou les commente.
2/ Vis ce moment présent, là où tu te trouves présentement, ici et maintenant. Un seul jour à la fois, juste aujourd'hui, c'est bien assez.
Pénètre-toi du fait que le passé est vraiment passé et que tu ne peux plus rien y changer.
Pénètre-toi aussi que le futur n'est pas encore, que le meilleur peut advenir et que toute crise - personnelle, familiale ou sociale - est à la fois un danger et une opportunité.
3/ Ton bien-être dépend de la tendresse : tendresse pour toi-même, tendresse pour les autres. Si tu es un bon compagnon pour toi-même, tu le deviendras pour l'Autre, pour les autres. Sois spécialement attentif aux enfants, aux animaux, aux personnes handicapées, attentionné et poli vis-à-vis des anciens qui ont en dépôt sagesse, expérience et capital de souffrance. Mais nulle concession pour les cons, surtout s'ils sont people et friqués.
4/ Donne souvent pour t'enrichir mais toujours avec discernement : à l'un tu proposes, à l'autre tu imposes, pour le troisième tu diffères... Pas forcément des trucs ou des sous : l'amitié, c'est le don de son temps. Jamais tu ne feras de meilleurs placements que lorsque tu offriras.
5/ Essaie d'imaginer ton avenir de manière positive. Doute de tout, pas de toi-même. Doute surtout de ceux qui trouvent la vérité (tous les ayatollahs de la politique et de la religion) et crois celles et ceux qui la cherchent.
6/ Fais bien attention à ce que tu manges, essaie d'améliorer la qualité et la diversité de ta nourriture. Ne fuis pas le nectar vermillon qui réjouit le cœur de l'homme ni la blonde cigarette qui t'offre un plaisir volatil et un sentiment euphorique de transgression. La seule vérité en la matière : le poison, ce n'est pas la chose, mais la dose.
7/ N'essaie pas de vivre au-dessus de tes possibilités ni d'aimer au-dessus de tes moyens. Adapte tes désirs aux réalités de la vie et aux limites de ta personnalité.
8/ Ris aux éclats ! Surtout de toi-même. Le plus sera le mieux. Impérativement une fois par jour au moins.
9/ Ecoute un peu de musique chaque jour. Pas en bruit de fond ni la tête coincée entre deux oreillettes. Libère cet air sonore ! Car la musique est confidente, stimulante, savoureuse et fidèle compagne.
10/ Lis chaque jour, au minimum une page. Remémore-toi quelques poèmes que tu aimas dans ton enfance et récite-toi quelques bribes. La poésie élève l'esprit, dilate le cœur, allège ton humeur et tes humeurs. Laisse éteint le plus longtemps possible ton portable et fais de temps à autre une cure de désintoxication médiatique et télévisuelle.
11/ Durant la journée, offre-toi, si tu le peux - et sans nulle honte - de courtes plages d'un sommeil réparateur car la sieste est un accélérateur d'énergie et la paresse un limogeage consenti réservé à l'élite. N'oublie pas : le sommeil est le tiers de la vie qui guérit l'autre part.
12/ Sois un adepte convaincu et joyeux de l'orgasmothérapie, tout seul ou à plusieurs. L'isolement tactile rend sombre et hargneux quand l'autoérotisme ne rend pas du tout sourd ! Le sexe est bon pour le moral, stimulant pour l'imaginaire, vivifiant pour la santé (et préventif pour la prostate des seniors). Si c'est vital pour toi, abandonne toute religion castratrice et rabat-joie. Le contraire de croire ? Savoir. Le contraire de prier ? Rire. Le contraire de mourir ? Jouir et se réjouir.
13/ En définitive, tu n'as qu'une seule vie : la tienne. Tu n'as qu'une seule patrie : cette petite planète à soigner et à protéger. Les autres ne sont pas d'abord tes ennemis ni tes concurrents mais d'estimables et précieux compagnons. Savoure donc ta vie, écris-la quotidiennement, sans avoir peur des ratures ni des blancs sur la page ni même du vertige de la marge : connais-toi toi-même pour devenir qui tu es. Et tâche d'être heureux !
Pour démarrer cette année, je vous propose de partager avec vous ce petit texte, découvert sur le net (slate , je crois?) il y a quelques temps, et auquel j'adhère totalement. J'aime beaucoup cette philosophie de vie, basée sur le plaisir de soi, des autres, certes raisonnable, mais qui rend la vie plus légère à mon sens.
Soyez heureux, faites de belles rencontres, et vivez!!!!
1/ Considère tes problèmes tels qu'ils sont, non tels que tu les vois ni tels qu'autrui les analyse ou les commente.
2/ Vis ce moment présent, là où tu te trouves présentement, ici et maintenant. Un seul jour à la fois, juste aujourd'hui, c'est bien assez.
Pénètre-toi du fait que le passé est vraiment passé et que tu ne peux plus rien y changer.
Pénètre-toi aussi que le futur n'est pas encore, que le meilleur peut advenir et que toute crise - personnelle, familiale ou sociale - est à la fois un danger et une opportunité.
3/ Ton bien-être dépend de la tendresse : tendresse pour toi-même, tendresse pour les autres. Si tu es un bon compagnon pour toi-même, tu le deviendras pour l'Autre, pour les autres. Sois spécialement attentif aux enfants, aux animaux, aux personnes handicapées, attentionné et poli vis-à-vis des anciens qui ont en dépôt sagesse, expérience et capital de souffrance. Mais nulle concession pour les cons, surtout s'ils sont people et friqués.
4/ Donne souvent pour t'enrichir mais toujours avec discernement : à l'un tu proposes, à l'autre tu imposes, pour le troisième tu diffères... Pas forcément des trucs ou des sous : l'amitié, c'est le don de son temps. Jamais tu ne feras de meilleurs placements que lorsque tu offriras.
5/ Essaie d'imaginer ton avenir de manière positive. Doute de tout, pas de toi-même. Doute surtout de ceux qui trouvent la vérité (tous les ayatollahs de la politique et de la religion) et crois celles et ceux qui la cherchent.
6/ Fais bien attention à ce que tu manges, essaie d'améliorer la qualité et la diversité de ta nourriture. Ne fuis pas le nectar vermillon qui réjouit le cœur de l'homme ni la blonde cigarette qui t'offre un plaisir volatil et un sentiment euphorique de transgression. La seule vérité en la matière : le poison, ce n'est pas la chose, mais la dose.
7/ N'essaie pas de vivre au-dessus de tes possibilités ni d'aimer au-dessus de tes moyens. Adapte tes désirs aux réalités de la vie et aux limites de ta personnalité.
8/ Ris aux éclats ! Surtout de toi-même. Le plus sera le mieux. Impérativement une fois par jour au moins.
9/ Ecoute un peu de musique chaque jour. Pas en bruit de fond ni la tête coincée entre deux oreillettes. Libère cet air sonore ! Car la musique est confidente, stimulante, savoureuse et fidèle compagne.
10/ Lis chaque jour, au minimum une page. Remémore-toi quelques poèmes que tu aimas dans ton enfance et récite-toi quelques bribes. La poésie élève l'esprit, dilate le cœur, allège ton humeur et tes humeurs. Laisse éteint le plus longtemps possible ton portable et fais de temps à autre une cure de désintoxication médiatique et télévisuelle.
11/ Durant la journée, offre-toi, si tu le peux - et sans nulle honte - de courtes plages d'un sommeil réparateur car la sieste est un accélérateur d'énergie et la paresse un limogeage consenti réservé à l'élite. N'oublie pas : le sommeil est le tiers de la vie qui guérit l'autre part.
12/ Sois un adepte convaincu et joyeux de l'orgasmothérapie, tout seul ou à plusieurs. L'isolement tactile rend sombre et hargneux quand l'autoérotisme ne rend pas du tout sourd ! Le sexe est bon pour le moral, stimulant pour l'imaginaire, vivifiant pour la santé (et préventif pour la prostate des seniors). Si c'est vital pour toi, abandonne toute religion castratrice et rabat-joie. Le contraire de croire ? Savoir. Le contraire de prier ? Rire. Le contraire de mourir ? Jouir et se réjouir.
13/ En définitive, tu n'as qu'une seule vie : la tienne. Tu n'as qu'une seule patrie : cette petite planète à soigner et à protéger. Les autres ne sont pas d'abord tes ennemis ni tes concurrents mais d'estimables et précieux compagnons. Savoure donc ta vie, écris-la quotidiennement, sans avoir peur des ratures ni des blancs sur la page ni même du vertige de la marge : connais-toi toi-même pour devenir qui tu es. Et tâche d'être heureux !
mardi 29 décembre 2009
Identité national et passé colonial, pour un véritable débat
Une fois n'est pas coutume, je reprendrais cet appel à la réflexion , que je trouve beaucoup plus riche et stimulant que celui du ministre de l'immigration:
C'est sur Rue 89: "Identité Nationale et passé colonial , pour un véritable débat"
Je ne ferais que citer, je ne peux m'exprimer plus clairement sur cette question.
Où l'on explique que la question est moins en effet « Qu'est-ce qu'être Français ? » mais bien, dans ce « grand débat », qui ne dit pas son nom : « Peut-on être noirs, Arabes, Asiatiques, ultramarins et Français ? » Car nous sommes encore, comme le rappelle très justement dans une tribune Yazid Sabeg, « hantés souterrainement » par l'histoire coloniale (Le Monde, 7 novembre 2009).
Juste en citation la fin de cet article:
C'est sur Rue 89: "Identité Nationale et passé colonial , pour un véritable débat"
Je ne ferais que citer, je ne peux m'exprimer plus clairement sur cette question.
Où l'on explique que la question est moins en effet « Qu'est-ce qu'être Français ? » mais bien, dans ce « grand débat », qui ne dit pas son nom : « Peut-on être noirs, Arabes, Asiatiques, ultramarins et Français ? » Car nous sommes encore, comme le rappelle très justement dans une tribune Yazid Sabeg, « hantés souterrainement » par l'histoire coloniale (Le Monde, 7 novembre 2009).
Juste en citation la fin de cet article:
Après avoir commémoré la destruction d'un mur à l'Est (1989-2009), il convient d'en abattre un autre : celui de nos imaginaires collectifs qui, à l'égard des populations des Suds ou ultramarines, n'a pas encore été déconstruit. C'est un des enjeux majeurs auxquels notre génération est confrontée et nous devons relever le défi avant que d'autres crises traversent nos outre-mers ou nos quartiers.
Alors oui, il faut choisir « son » débat et ce n'est pas celui de « l'identité nationale », mais bien celui de la manière dont se construisent nos identités collectives et nos valeurs communes, républicaines, dans la France postcoloniale, cinquante ans après les indépendances africaines.
Voir l'appel dans son intégralité sur www.achac.com.
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