lundi 8 juillet 2019

Serge, le retour

Et là, j’étais de nouveau au sauna. Soirée naturiste. Pas forcément adepte, vu les engins qui s’exhibent, j’ai toujours l’impression d’être en dehors du moule, si je puis dire. 
Mais en fait, c’est marrant comme assez rapidement, je n’ai plus aucun complexe. Chacun est bien comme il est, avec ses défauts et ses imperfections. 

Je ne referais pas le descriptif précis de ce que j’y ai fait. Une jolie rencontre très sensuelle, faite de baisers et de caresses, à proximité d’un glory hole où le monsieur laissait parfois traîner son instrument, avec un mec à la peau douce et très sensuel. Assez curieux, mais très sympa. 

Et puis, dans le jaccuzzi, je voyais en face de moi une tête que je croyais reconnaître mais impossible à identifier. Il se faisait plaisir avec un autre. Plus tard, je le retrouvais seul, de nouveau dans le jaccuzzi, et proche de lui, nos mains se sont retrouvées sous l’eau et…..on a fait ce qu’on avait à faire.
Et puis en se retrouvant au vestiaire, où j’étais venu regarder mes messages sur tel, , il me dit : « on s’est déjà croisé ici, non ? On se connaît ? »
Et moi : « oui , tu me dis , quelque chose...tu es coiffeur, non ? Et tu t’appelles Sandro ? »
Là, il tombe des nues !!!!
- « mais comment sais-tu ca ? Je ne m’appelle pas Sandro, mais effectivement, je suis coiffeur. » 

Et là je recherche dans ma tète « mais bon sang, ce n’est pas Sandro, c’est Serge » ! et je lui sors mon tel, où je retrouve son numéro. Il se souvenait très bien, mais pensait que notre rencontre était beaucoup plus ancienne. Le monde des saunas est donc un petit monde !

Bon, il m’ a aussi dit un truc très sympa : «  je t’ai observé quand tu es sorti du jacuzzi, tu es super bien conservé pour ton age, t’as une ligne et un corps parfait ! »
Sympa ; en même temps, en écrivant ca, le «  a ton âge », n’est finalement pas si sympa….

PS : j’écris cet article depuis le TGV. Et le type derrière moi vient se lever et de passer devant moi : un canon…séminariste !

jeudi 4 juillet 2019

Vivre à 114 m d'un sauna gay

J’ai récemment déménagé. La grande ville m’attirait. Et par le plus grand des hasards, je me retrouve à habiter à 114m (selon une appli de drague bien connu) à vol d’oiseau d’un sauna gay, qui est très bien en plus. Un de mes favoris. Tu fais quoi, dans ces cas là ? Tu y vas, au risque de te faire reconnaître en sortant par un voisin ? Tu n’y va pas, du fait du risque de te faire reconnaître en sortant par un voisin? 

Résultat : j’y vais, de façon irrégulière, l’hiver, avec un gros blouson et capuche pour réduire les possibilités de se faire reconnaître, et l’été, avec des lunettes de soleil.  Sans être dupe que si je tombe nez à nez avec mon voisin, je ne pourrai que lui dire : «  je suis allé voir par curiosité » ou encore « ah toi aussi, tu y vas ? » ou encore «  je suis allé « sauver » un copain qui est en train de décrocher en allant dans ces lieux de perdition »…..Sans doute, faudra-t-il plus simplement dire un « bonjour, ca va ? », en espérant qu’il respecte ma vie privée.
Je passais devant l’autre après-midi, allant récupérer ma voiture garée un peu plus loin. Instinctivement, je tourne la tête vers la porte en passant devant. Au cas où un bel homme en sorte. Sur le trottoir d’en face, un jeune beur. Il m’appréhende quand j’arrive à sa hauteur :
- «  il y a du monde au sauna ? »
- « mais je n’y étais pas, je ne sais pas « , (ce qui déjà sous-entend que je connais un peu les lieux).
- « Mais si, je vous ai vu en sortir »
Mes explications ont eu l’air de le persuader, et il est reparti, la queue basse, si j’ose dire. 
Toujours est-il que apparemment, j’ai donc déjà l’air ou l’attitude de l’habitué……

dimanche 30 juin 2019

Dream Boat

A l'occasion de la Gay Pride, je suppose, Arte a diffusé ce curieux documentaire "Dream Boat" , sur une croisière particulière dans ces immeubles flottants que sont les nouveaux ferry de croisière, croisière réservée aux gays masculins. Documentaire éreinté par Télérama ("un long clip ennuyeux", pas totalement tort), mais qui m'a pourtant  touché par les queqlques portraits qui y sont faits: un palestinien (totalement craquant) qui explique la difficulté de sa situation dans son pays, un indien et un polonais qui ne peuvent ouvertement vivre leur homosexualité dans leur pays, un français en chaise roulante qui se pose des questions sur sa possible attraction s'il n'était pas déjà en couple. 
Au final, beaucoup de solitudes chez tous ces hommes qui cherchent des relations "vraies", tout en jouant les codes de la séduction homo et du modèle bodybuildé. Mais aussi, une dose d'énergie que cette croisière leur donne, le sentiment de ne pas être seul, d'appartenir à une grande famille, internationale, avec ses défauts et ses qualités. 
Et puis, long clip peut-etre , mais avec beaucoup de beaux mecs pendant 90 minutes. Ne le nions pas, ca fait tours du bien aux yeux. (le critique de Telerama n'est pas sensible à ce arguments!)
C'est sur Arte+7 jusqu'au 4 juillet.

lundi 24 juin 2019

Alvaro (3/3)

Je continuais mes pérégrinations, me posant un moment dans la mini piscine fraîche, à observer les gars passer. Le « boxer blanc » ne passait pas. Visiblement, il était déjà parti.
Rafraîchi par la piscine, je file au sauna. De mon emplacement, je vois les douches. Finalement, je l’aperçois sous le jet d’eau, sans son boxer. Il regarde vers moi. Me voit-il ? En tous les cas, il ne vient pas au sauna.
Il arrive au bout d’un moment, refait son jeu de serviette à sécher. J’ai vraiment l’impression qu’il me regarde. Mais il ne vient pas vers moi. Moi non plus, vous me direz. Il redisparaît. Je ressors, le cherche, sans succès. Et d’ailleurs, si je le trouve, que ferais-je ? Je ne vais pas lui sauter dessus non plus.
Je rentre au hammam, qui est vide, m’installe, ferme les yeux et respire profondément, mes pieds appuyés sur une espèce de banc triangulaire situé au milieu, me permettant d’allonger mes jambes. La porte s’ouvre, et il rentre. Il vient directement s’asseoir sur ce banc. S’y allonge. Je retire un pied et laisse l’autre. Il s’installe mieux, se couvre le corps de sa serviette. Pensant que mon pied le gène, je le retire. Il me dit un truc que je ne comprends pas. Je me rapproche : « Comment ? » « ça ne me gène pas » me dit-il . Et me regarde . Vu que je me suis approché, je tends la main sur son avant-bras que je caresse. Il ne dit rien. Je continue sur son torse musclé. Il approuve. Je viens m’asseoir à côté de lui. Il est plus à ma portée ainsi.
- « T’aurais pu te décider plus tôt !? » Me dit-il alors , avec un sourire ravageur.
- « La réciproque est vrai », je rétorque
- « Tu n’as pas tort. En même temps, j’ai bien essayé en te parlant de ma serviette.
- «C’est pas vraiment une invitation à aller beaucoup plus loin.
- C’est vrai. »
Je me mis alors à l’embrasser. Sa bouche est large, sa langue épaisse et forte. J’y noie la mienne, ma bouche, ma langue. Je reste en douceur. Lui aussi. Très sensuel. Je continue à lui caresser le torse, lui titiller gentiment les tétons. Il se relève et s’assoit. On s’enlace. On s’embrasse sans discontinuer, on s’enlace, on se caresse, je vais deviner de ma main son sexe sous son boxer. Pas trop dur, mais c’est pas grave. Il est très à mon goût. On se regarde. Et là, il me dit « mais qu’est ce que t’es beau ? ». Là, moi, je chavire. Enfin un mec qui me dit ça dans un sauna!!! moi qui ai toujours l’impression de n’intéresser personne. « Tant mieux » je lui dis. « Et merci. Sympa ». On continue à se rouler des pelles phénoménales, interminables. A se palper. On s’est installé sur une des banquettes du hammam. On y est mieux. Je m’assois sur ces jambes. On continue à discuter aussi. J’ai entendu un bout de conversation qu’il avait tenu dans le hammam avec un autre type. J’avais appris ainsi qu’il était brésilien, en France depuis longtemps.
Il me dit qu’il aime bien les mecs mariés, souvent un peu à l’écart, qui observent (je ne pense pas que ce soit toujours le cas des mecs mariés). Enfin, il préfère ceux-là à ceux qui se jettent sur les mecs, comme le premier type qui m’avait abordé. Et je me rends compte aussi que finalement, je ne cherche pas que le sexe à tout prix, mais plutôt un ou des moments sensuels, qui mélangent sexe, sensualité, et discussions. Là, je suis servi, j’ai tout ce qu’il faut. Il remarque mon parfum, qui marque encore mon corps, malgré les douches et le hammam. « Tu n’as pas utilisé leur savon basse gamme », me dit-il en rigolant.
Comme on a chaud, on file dans la piscine. L’eau fait du bien. On continue nos jeux érotiques. Il s’adosse à la paroi, je me glisse entre ses jambes qu’il écarte. Nos sexes jouent ensemble. On est très bien. On continue aussi à discuter. Sur nos vies, nos modes de vies. A se caresser. Se toucher. J’adore. Les mecs passent devant nous, mais je ne vois rien. Je suis happé par lui.
Je ne sais plus à quel moment il a enlevé son boxer. Dans le hammam ? En allant à la piscine ? Pas grave, il me plaît avec et sans !
On a dû rester longtemps dans l’eau. On commence à avoir froid. On repart dans le hammam pour se réchauffer. Et continuer nos jeux. Il regrette d’avoir cédé au premier type dans le hammam. Mais c’est pas grave. Il est plus âgé que moi, mais très bien conservé. Je lui fais remarquer, il me renvoie la pareille. Ca fait vraiment du bien d’entendre de telles choses, de la part d’une personne pareille.
Vous pensez que je tombe amoureux ? Pas vraiment (en même temps, il occupe beaucoup mes pensées depuis cette rencontre). On a d’ailleurs échangé sur le sujet. Tous les deux, on se protège de ca. Trop compliqué à gérer. Même si de son côté, il est désormais seul, après avoir vécu en couple de longues années.
Le temps file trop vite. J’ai un train à prendre. On monte aux vestiaires. Il me passe son tel. Pour garder le contact. Il aimerait qu’on puisse se revoir. Je lui ai même proposé un weekend en bord de mer quand je serais célibataire cet été. Parfois, je m’engage un peu vite, non ? Enfin, je m’engage pas vraiment: je propose très vite des trucs que je rêve de vivre, sans trop y croire.
Bon, on verra dans les prochaines semaines si il y a une suite.
Ca me plairait vraiment. D’en faire mon régulier parisien. J’avais mon Romain dans le temps, que je vois de temps en temps, mais sans consommer !! Après un Romain, un Brésilien, ca me convient!

PS : et comme il m’obsède, en tapant son prénom sur internet avec deux trois éléments qu’il m’a donné sur sa vie, je le trouve instantanément.
Je doute donc qu’il donne suite un jour, on ne joue pas dans la même cour.
Néanmoins, l’espoir fait vivre , la distance géographique qui nous sépare, ainsi que nos mondes si divers feront peut-être que...mais arrêtons de rêver.


jeudi 20 juin 2019

Alvaro (2/3)

J’étais assis dans le hammam quand il est entré et est venu s’allonger sur la banquette en face de moi. Suivit un type qui s’est rapproché de lui. Et a commencé à le caresser. L’homme se laissait faire. Mince, me dis-je, j’aurais dû agir plus vite, il est donc prêt à des corps à corps.
L’autre gars se mit donc à l’entreprendre comme il faut, le suçant avec avidité, je pus ainsi apercevoir un membre intéressant, qui ne dépassait plus du boxer qui lui avait été retiré. Il s’assit alors en écartant les jambes, laissant l’autre continuer sa besogne. Avec la vapeur, je ne savais pas si il me regardait, mais son visage était dirigé vers moi.
Je finis par sortir, un peu énervé contre moi quand même, de ne pas avoir été plus rapide, et finalement préférant les laisser seuls terminer leurs affaires intimes !!
D’autant plus que leur spectacle intéressait mes voisins, peu attirants, qui je sentais, avaient bien envie d’en faire autant avec moi. Mais, je me rendais compte ce jour-là , que finalement, je ne pars jamais avec le premier venu.
Je filais alors sous la douche, quand je le vois débouler 5 minutes plus tard aussi sous la douche. Ce fut vite expédié me dis-je. Il ne me regardait pas du tout. Il avait eu son compte. Il allait sans doute partir, ou bien refaire ses étirements au sauna.

mardi 18 juin 2019

Alvaro(1/3)

Il y a des jours où tu es content de ce qu’il t’ arrive.
J’étais à peine arrivé au sauna que un petit mec à gros engin s’assied à côté de moi et commence à m’entreprendre. J’arrivais juste, sans avoir le temps de me poser, de voir qui était là, je ne voulais pas aller aussi vite. En fait, je suis un peu un diesel, je ne pars pas au quart de tour, il faut me chauffer. Du coup, je l’ai gentiment renvoyé, mais il n’avait pas l’air de comprendre. Il a tenté la même chose auprès d’un autre qui a tout de suite changé de place en le voyant. Il avait donc déjà dû se faire remarquer sur ce sujet auprès d’autres que moi, qui eux aussi fuyaient ce genre de type.
En arrivant dans le sauna sec, il n’y avait qu’un type, bien foutu, musclé, la cinquantaine je dirais, avec un boxer de bain blanc. Curieux dans ce genre d’endroit, où on a plutôt tendance à s’exhiber ? Avait-il un truc à cacher ? Ou encore le fantasme du déshabillage ? Du boxer à retirer ? Il était là debout à s’étirer, et à surveiller sa serviette qu’il avait déposé sur la source de chaleur.
- «  Vous voulez la mettre, votre serviette ? Je gène ? «  me demande-t-il.
Je venais d’arriver donc pas besoin. Je lui demandais si cela séchait, « apparemment pas vraiment, mais un peu » me dit-il... « et ca évite de remonter là-haut en demander une sèche… »
Quelqu’un est rentré, et on est resté dans le silence de ces endroits, à se regarder sans savoir si vraiment on se regarde….Mais j’avais l’impression qu’il me regardait quand même. Il était assez à mon goût mais ce boxer m’intriguait. Il ne voulait sans doute pas se faire toucher, juste un type là pour mater.

Pour une fois, j’avais un peu de temps devant moi. Je pus donc évoluer sur les divers niveaux, voir qu’il y avait pas mal de cinquantenaires, peu de jeunes, peu de mecs bien foutus, et en tous les cas, de la baise par-ci par-là, notamment le premier mec pressé qui à force de sauter sur tout le monde trouvait bien chaussure à son pied. Moi, je continuais à jouer au chat et à la souris avec le boxer blanc. Très beau de dos à deviner les fesses sous le boxer mouillé. Très excitant. Parfois je le suivais et m’installais près de lui, mais il ne faisait pas un geste vers moi. Parfois, c’est lui qui me rejoignait comme par hasard où j’étais , sans que je fasse quoi que ce soit. Il faut dire que je suis un peu timide finalement, sans oser faire le premier pas. Et lui non plus ne semblait pas très entreprenant.

mercredi 12 juin 2019

Trucs de cycliste

Je rêve, ou vous voyez ce que je vois ?
Ces trucs de cycliste sont assez impressionnants...quand je dis truc, je parle de ces combinaisons hyper moulantes, pas du truc à l’intérieur….quoique....