vendredi 6 juillet 2018

sans queue, ni tête

Difficultés ces derniers temps à poster sur le blog. Cela fait un moment d’ailleurs. Période chargée en terme de boulot certainement. Mais peut-être aussi moins de besoin à épancher mes états d’âmes. Une certaine sérénité trouvée, avec finalement acceptation de mon goût des hommes, certes pas assumé en public, mais accepté en mon for intérieur. Plus forcément cet espèce de culpabilité bizarre.
Peut-être aussi l’age qui avance, et une baisse de désir ? Je ne pense pas, mais peut-etre que le désir est moins fougueux . J’écris depuis un TGV. En face de moi, un beau jeune homme, à ma droite, une jambe poilue et musclée : j’ai envie de tendre la main pour caresser, mais je reste « civilisé » et ne me permets pas de gestes déplacés ; Je regarde de plus en plus avec insistance les mecs dans la rue, cherchant à imaginer leur torse (poilus ? Musclés ? ), ce qu’ils ont dans leur boxer, ce que révèle en réalité cette protubérance de l’entre-jambe.
Donc, oui, toujours du désir. Mais moins de passage à l’acte.

Triste de voir que Véhèmes arrête d’écrire. Je pourrais faire pareil mais je continuerais à laisser cet espace ouvert, ouvert à mon envie irrégulière d’écrire, de poser des mots sur des états d’âmes, ressentis, curiosités. Que ce soit quotidien ou annuels. On verra bien. J’aimerais me tenir à la régularité.

Très peu de rencontres ces derniers temps. Mes sorties saunas n’étaient pas vraiment concluantes, sauf une que je raconterais sans doute bientôt. Les applis ne m’ont rien apportés. Je suis peut-etre aussi plus sélectifs qu’avant, et ne souhaite pas aller vers des rencontres furtives ou bancales. LE résultat est que je n’ai plus grand-chose à raconter sur ces aspects. Peut-être tant mieux.

mercredi 9 mai 2018

Balcon de mec


Vous voyez la même chose que moi?
Ou j'ai vraiment l'esprit obsédé par ça?

(je ne sais pas comment enlever cet horrible cadre bleu, tant pis!)

samedi 7 avril 2018

Sans queue, ni tête -4-

* pas le temps d écrire en ce moment, ça m énerve  . Portant quelques sujets m occupent l esprit ..quelques pistes :
** appli de rencontres : je continue mon exploration de Grindr avec beaucoup de curiosité, mais des résultats navrants ! Toujours rencontré personne par ce moyen, quelques discussions sympas , qui se terminent en général dès que j’ envoie ma photo de visage . Je dois faire vraiment peur , ou être vraiment moche , ou définitivement vieux? Je me demande si je vais pas remplacer ma photo par une photo de moi il y a 20 ans ou d’un top modèle de aujourd hui ! C est plutôt déprimant , non? Mais je dois m y prendre très mal ! Il me faut trouver un « Grindr pour les nuls « , ça doit bien se trouver sur la pédéblogosphère !
Mise à jour: j’avais commencé ce billet il y a plus d une semaine. J apprend ces derniers jours que la sécurité de Grindr est loin d être parfaite , avec plein d infos confidentielles qui  ont fuitées ! Du coup , je pense abandonner cette appli et revenir vers mon Roméo!
** Call me by your name: ca a enflammé certains blogs que j’ aime bien. Les billets de Celeos à ce sujet sont excellents. En même temps ( comme dirait l’autre « jeune premier « ) , j ai passé un très bon moment en regardant ce film : oui, tout est beau , sympa, les gens sont intelligents, compréhensifs , beaux, etc.. tout est certes un peu convenu. Mais j ai passé un très bon moment ! Et puis les deux acteurs principaux sont excellents , et ce qui ne gâtent rien, plutôt croustillants ! Il y a une scène que j ai beaucoup aimé , celle où en ballade dans un village ou ville , autour du monument aux morts,la discussion tourne autour de «  j’ aimerais te le dire, mais je ne te le dis pas », tout en arrivant à faire comprendre à l autre ce qu’il veut dire ... un très beau moment , je trouve, de finesse et sensibilité, que j aimerais arriver à maîtriser aussi bien ! Inspiré de l’ heptameron de Marguerite de Navarre, que j avoue n avoir jamais lu( d ailleurs, est-ce que je connaissais?): is it better to speak or to die?
**ca pourrait d ailleurs me servir pour les prochains jours: j ai rencontré au boulot un italien que j adore : plein d humour, d a propos, très bon dans son boulot, plutôt mignon. Je sais qu’il aime les hommes . Il a assez vite remarqué mon alliance, ruinant ainsi ses espoirs envers moi (je l’ai vu à sa tête dépitée!). Maintenant , que faire? Je le sens un peu plus distant et professionnel ( on ne bosse pas pour la même structure, nous sommes « partenaires » professionnels !), j aimerais être aussi fin que nos deux héros de « Call me ... ». Des conseils de lecteurs avisés?

dimanche 18 mars 2018

Bruxelles en application (2/2)

Quelques jours plus tard, me voilà de nouveau en déplacement professionnel, plus au nord que la Belgique, dans une région où le fromage traditionnel au pesto est une tuerie ! 
Mon Hotel est tres confort, design à souhait, avec une douche magnifique qui trône au milieu de la chambre . Mes hôtes ont fait les choses bien . 
Juste qu il manque le compagnon pour tester cette douche à deux. J imagine très bien un beau mec, ruisselant d’eau que je rejoindrais , après avoir deviné son corps au travers des vitres embuées! 
Mais bon, je suis seul . Pas de saunas gays ici, un bar repéré sur internet, devant lequel je suis passé une heure avant, et que le vide sidéral observé à l intérieur n invitait pas vraiment à pousser la porte. C est alors que je me souviens des propos de G sur Grindr. Tiens, pourquoi pas? 
Me voilà donc en train de télécharger l appli, prenant en photo mon torse poilu et musclé (hahahaha) pour attirer le mâle, et me voila lancé! Après un petit moment de bidouillage, je comprends le fonctionnement, repérant quelques spécimens proches. Mais il est tard, je n’arrive pas à trouver “chaussure à mon pied”! Pas grave, je finis par m’endormir, espérant rêver au bel hidalgo qui viendrait hanter ma douche!

Le lendemain, journée de boulot avec des collègues venus des quatres coins de l Europe. Le soir, dîner dans un resto assez sympa, mais bruyant. On est une quinzaine. Et je pense toujours à ma douche. Pourquoi ne pas vérifier si dans ce resto très fréquenté, il n y aurait pas l hidalgo de mes rêves ? Histoire aussi de tester l appli et sa capacité à identifier les mecs près de toi. 
Je descends aux toilettes entre la poire et le fromage, et ouvre mon appli Grindr. Il y a un mec à 15 mètres , qui a l’air plutôt pas mal que je m empresse de contacter . “Tu es bien près “ me réponds il. Effectivement.
JE ne sais trop ce que je lui raconte, mais je dois interrompre, il y a du monde derrière la porte. 
Je remonte à la table, et inspecte la salle du restau. Il n’y a plus trop de monde, pas d hommes seuls , que des tables mixtes . Je rejoins ma table , et ne rouvre plus mon tel .

C’est alors que je remarque à l’autre bout de la table un type qui n’arrête pas de regarder son tel, et envoyer des messages de façon irrégulière. Je l’observe avec un peu plus d’attention, ce qu’il finit par remarquer. Ou peut-être a-t-il aussi fait un lien entre l’activité d’un mec sur grindr 5 minutes plus tôt et le soudain silence, avec mon déplacement aux toilettes . Toujours est-il qu’on se regarde de côté, avec ce regard à moitié interrogatif, mais qu’a moitié, car si ce n’est pas lui, faut-il ainsi se dévoiler? Mystère de ces moments où tu te dévoiles sans complexe sur un écran , mais avec grandes difficultés dans  la vraie vie !

Le repas se termine, chacun paye, on sort. Je suis avec un groupe sympa qui propose une bière , mais l’hidalgo n’a pas entendu. Son hôtel est a l’opposé, on se sert la main, avec toujours ce regard interrogateur.
 Autour de la bière, je rouvre mon appli, découvre ses messages : où es-tu? Pourquoi tu ne réponds plus? Etc...
Tout de go, il me demande à quel hôtel je suis. Comment sait-il que je suis à l hôtel ? Je lui retourne la question. On va discuter comme ça une heure en tournant autour du pot sans se dévoiler. Bon, je n’ai pas dit non plus qu’il est pas vraiment mon genre, assez maigre , mais pourquoi pas ? Ou pourquoi aussi ? On se rends compte que nos hôtels sont vraiment très loin. Et on décide d’arreter La discussion pour aller dormir.

Lendemain matin, dernière demi-journée de boulot, de réunion. Il arrive tard. A la pause, je sors prendre l’air, ouvre l’appli et trouve ses messages .
On se regarde de temps en temps, et on fait comme si.
Je dois filer avant la fin de la réunion , prendre un train. Dans le train, je découvre un «  la réunion  ennuyeuse est enfin terminée. Où es-tu ? ». Je réponds que je ne suis pas disponible, et j arrête .
Je sais que je vais le retrouver à la réunion suivante qui aura lieu à la mi-mai.

Étonnant ce grindr  quand même. Au-delà de mes espérances, dans ce jeu de cache-cache avec tes voisins . On pourrait presque s’y brûler.

Bon pour l’instant, rien de concret , mais je vais pousser plus loin l’exploration.
Oui, Estef , tu as raison, je m’enfonce dans des abîmes sans m’en rendre compte , de plus en plus profond ( même si ça reste encore tres sage), abîmes dans lesquels je n’aurais pas soupçonné un instant pouvoir aller . 

vendredi 16 mars 2018

Bruxelles en application (1/2)

Petit tour à Bruxelles ces derniers jours qui me permet de rencontrer un lecteur du blog qu on appellera G. Très sympa, dans la même situation que moi , à savoir marié qui aime les hommes .  On déjeune ensemble, échangeons sur nos vies respectives, de leurs difficultés, mais finalement de notre capacité à gérer ces complexités, avec les autres , mais aussi dans nos têtes ! Car il ne faut pas croire, c est très compliqué à gérer dans nos têtes , ces vies concomitantes ( mais je ne me plains pas, j’ assume en moi-même cette complexité cérébrale et physique).
La veille , j avais fait un tour dans un sauna que je ne connaissais pas sur Bruxelles , que j ai toujours cru être très « in » et show off. Résultats: pas trop mal mais sans plus, peut-être le lundi soir n’est pas le meilleur moment pour y faire des rencontres, pourtant les espaces sont plutôt sympas notamment le hammam en longueur , plutôt spacieux avec des recoins sombres pour faciliter les ébats . Mais rien à me metttre sous la dent, des regards fuyants, ou alors des affamés du sexe qui font peur, avec en plus des douches qui ne fonctionnent pas très bien, je n ai pas passé la soirée de ma vie, même si j ai pu m y délasser et relaxer.
Je racontais ça a G et lui demandais si il faisait beaucoup de rencontres . C est là qu’il m a parlé des appli de rencontres, et notamment de Grindr.

Je  n’ ai jamais trop voulu me brancher là-dessus et télécharger ces applis, pour des raisons de sécurité, de traces numériques également. Mon lecteur s’en moquait , me faisant remarquer qu’il suffit de les effacer si on ne veut plus les avoir. Je pense qu’on laisse quand même des traces, même en suppprimant l´appli après utilisation. Mais il me montrait son profil, et les profils potentiels autour de nous . Car cette appli permet en effet de localiser d’autres mecs dans le voisinage utilisant l’appli.
La discussion sur ce thème en resta là,  mais la graine avait été semée : un jour, j’essaierai !

lundi 12 mars 2018

L espion russe

De nouveau, je ne sais absolument pas comment je m’étais retrouvé dans cette situation. Toujours est-Il qu il était russe, et de surcroît espion de profession. Pourquoi était-il là, face à moi? Je n eus pas le temps de lui demander. Il approchait déjà ses lèvres des miennes. Des qu’elles s’effleurèrent, je ressentis comme une décharge électrique, puissante, mais pleine de promesses . Ce n était pas une arme à la James Bond, non. Juste ce type de décharge qui te traverse le corps, te fais frémir, sans doute de désir, peut-être de plaisir. Sa bouche insista, nos langues se trouvèrent. La décharge continuait, tous mes sens étaient en éveil, hyper réactifs.

Après , je ne sais plus trop ce qu il se passa , mais je ressentais cette décharge de partout, encore plus au bas-ventre , mon sexe érigé et dur comme de l acier , et une onde semblait vouloir bousculer mes fesses. Je sentais bien qu il appuyait fortement sous le périnée, avec son genou, ses doigts, je ne sais pas.
Il me sembla être en situation d’orgasme total, peut-être de ces orgasmes prostatiques qui feraient trembler tout le corps de plaisir pendant plusieurs minutes ( d après ceux qui l ont éprouvé, évidemment). La sensation était divine , unique, jamais ressentie.

Et tellement forte qu elle me réveilla.
J’étais en transpiration, l’espion russe s’était évaporé avec le rêve .
Mais , même si je me suis rendormi ensuite , cette sensation unique ne m a pas quitté de la journée . 

mercredi 10 janvier 2018

Soleil à Lyon?

C'est Dyonisos qui m'avait rappelé l'existence du Sun à Lyon. Il me semblait en effet ouvert que trois jours par semaine, et le reste du temps fermé. Erreur! Il est en fait réservé aux gays juste du dimanche au mardi, le reste de la semaine étant ouvert à tous, hommes, femmes et autres....
J'étais donc à Lyon un mardi, avec un programme de boulot assez court qui me permit d'aller découvrir en fin d'après-midi le "plus grand sauna gay d'Europe" d'après leur site internet! Dyonisos m'avait informé que le mardi l'entrée est gratuite aux moins de 26 ans, ce qui pouvait laisser augurer une fréquentation importante, jeune et fraiche, émoustillée aussi. 
J'y étais sans doute trop tôt, car même si il y avait quand même un certain nombre de mecs, une quarantaine, voire plus, cela semblait assez peu, car perdus dans cet énorme espace. L'espace est pourtant plutôt beau: déco à l'indienne comme celui de Paris, une énorme salle avec grande hauteur de plafond où le jacuzzi-piscine est à côte de pseudos palmiers et végétation tropicales, des petits salons à n'en plus finir, un étage avec labyrinthe obscur, de nombreuses cabines, un sauna de taille normale, un hammam très grand , à deux entrées. Tout est là pour ton plaisir, pour te sentir bien. Mais que te dire? c'est trop grand, trop vaste. Tu as presque froid dans les couloirs, tu te demandes où aller.
Et puis, quand tu as dépassé la cinquantaine, même si on te dit faire plus jeune que ton âge (merci les flatteurs), tu es quand même un "mûr" pour ces petits jeunes. Il n'y en avait pas tant que ça d'ailleurs. 
Je me suis donc installé dans le hammam, à plusieurs endroits, sur les banquettes de l'espace le plus large, dans le petit couloir qui ressemble à un passage de grotte dans la pénombre, j'y ai vu de beaux spécimens, certains ont un peu tourné autour de moi, évidemment pas les plus alléchants, que j'ai gentiment repoussé. J'en ai caressé un qui s'est laissé faire, sans rien me proposer en échange, je suis donc parti voir ailleurs. Le spectacle était parfois excitant du côté du "labyrinthe" du premier, mais que te dire, je ne me sentais pas d'y participer. Dans le sauna sec, un jeune type m'a posé une question bizarre, dont je n'ai pas compris le sens caché (tu suces? te fais sucer? autres?). Je ne sais plus comment s'était tourné , mais je n'avais pas le code pour comprendre (vraiment décalage de générations!!! hahahah). Bon, tu me diras, on n'est pas là non plus pour avoir de grandes discussions, mais quand même. 

Conclusion: très bel espace, plein de possibilités, mais une clientèle qui ne me corresponds pas. 
Dyonisos était d'ailleurs étonné du très bref récit que je lui faisait. Sans doute faut-il s'y perdre beaucoup plus tard, quand l'espace est aussi rempli qu'un métro aux heures de pointes. 
Donc, la prochaine fois que je serais à Lyon, je retournerais au "double face" où je m'y retrouve mieux, même sans y "consommer" en direct, ce qui m'est parfois arrivé.

Illustration "piquée" chez homodesiribus