lundi 14 novembre 2022

Sans queue, ni tête (12)

 

Très envie d’écrire, mais je ne trouve pas le temps.

Un super été 2022, qui me paraît loin, et en même temps, j’ai l’impression que cette rentrée n’en finit pas.


Des sentiments mélangés ces dernières semaines, entre une toux inexpliquée qui finalement me fatigue, mais qui ne correspond à rien, un contexte anxiogène, avec la guerre, la crise de l’énergie, des repères qui continuent à tomber (ce qui s’est passé en Grande-Bretagne est un peu hallucinant , non ? Changements de premier ministres en quelques semaines, sans parler de la Queen qui a passé l’arme à gauche), d’autres qui se maintiennent(pas mal l’Europe, non, sur la réponse en Ukraine, sur l’énergie(peut mieux faire), après avoir assuré sur les vaccins, entre autres), des baisses d’énergies perso alternant avec des remontées (serais-je monté sur courant alternatif?)...en me posant des questions sur ce que je recherche finalement… se poser ce genre de questions existentielles à 50 ans bien passés , ca devient fatigant.


Vu que les blogs sont peu alimentés ces derniers temps(à commencer par votre serviteur), à l’exception de Matoo, très régulier, et de Estef, j’ai découvert et instagram et Tumblr. Oui, c’est un peu tard, mais mieux vaut tard que jamais. Et je deviens scotché aux images ! c’est incroyable. Je me demande si mes neurones sont plus sollicités par les images que par les mots ? En tous les cas, je suis happé, et devient assez addict. Certains sont sur ma liste de blog, et sont alimentés deux à trois fois par jour. Et je me délecte des corps de beaux mecs, de détails plus ou moins sexys, des « bulge » que je découvre, avec désirs..


Parce ce que avec la variole du singe, le covid et autres conneries, j’ai aussi restreint mes rencontres masculines. Et je me replie sur de la photo ou dessins suggestifs. C’est un peu stupide peut-être, mais pour l’instant plus safe.


Je suis quand même aller faire un tour à mon sauna voisin. Peu d’exercices pratiques (je crois que je commence à faire un peu « âgé » pour ce type d’endroit ? Ou je ne suis pas assez directif ?) .En même temps, je suis très prudent pour les raisons citées ci-dessus. Mais j’ai beaucoup observé, de beaux spécimens, des choses curieuses aussi, comme ce très bel asiatique, au tout petit sexe au repos, que j’ai recroisé sortant du hammam avec une érection d’enfer!!!J’ai toujours dit que le sauna était un lieu intéressant, même si on n’y « fait rien », car on y apprends toujours des trucs.


Mon amant parisien, Romain, est aussi venu me voir, pour passer la nuit avec moi. Humm que c’était bon ! Cela faisait deux ans qu’on ne s’était pas vu. Toujours la même complicité.Il me fait toujours autant bander, dès que je le vois. Il est d’une sensualité torride. Et me fait toujours grimper aux rideaux ! En revanche, lui, il ne bande plus. Ni avec son mec, ni avec personne apparemment. Il est pourtant plus jeune que moi. Il ne comprends pas trop pourquoi, ne va pas consulter. Mais il sait toujours m’exciter et s’occuper d’un corps d’homme !

Je me rends compte aussi que j’ai évolué , que je ne raconte plus le détail de mes aventures masculines comme avant, je reste plutôt dans le vague.


Sans doute moins besoin d’être explicite sur le sujet. J’ai plus intégré ces aspects de ma personnalité dans ma tête ? 

 

PS: article écrit il y a quinze jours

lundi 8 août 2022

le corps qui vieillit

Bains de mer en Bretagne. Je retrouve mon frere , de 10 ans mon ainé. Pas vu depuis un an, cause confinements multiples. Et on n a pas été souvent tous les deux en bords de mer. On ne passe plus nos vacances ensemble. Et on se voit très rarement. On n'est pas fâché, mais on n'a vraiment pas les mêmes façons de voir le monde.

Il est en maillot de bain. Je découvre son corps vieilli, son petit ventre, sa maigreur. Je m'imagine comme ca dans 10 ans. Ca me déprime !

Et me remotive pour reprendre sérieusement la course à pied, la natation, des exercices de musculation (notamment du ventre), le yoga...et dès maintenant. 

Retravailler ce corps comme l’indique Estef ici http://estefou.blogspot.com/2022/08/glanes-53-je-peux-me-brosser.html?m=1

vendredi 5 août 2022

Florence

 

Non, ce n'est pas le prénom de ma bien-aimée. 

C'est juste mon Premier déplacement « européen » depuis le début du covid. Je ne sais plus voyager, je ne sais pas préparer mon déplacement, j’oublie plein de choses, je suis stressé. 

Curieux quand même, moi qui suis plutôt voyageur et aussi d’humeur vagabonde.

Et première fois à Florence : quelle ville magnifique !!

Et des statues de mecs nus à tous les coins de rues. Les femmes en pierre sont plus rares. Peut-être dans les musées, pour protéger nos regards concupiscents ? En tous les cas, mes regards concupiscents sur ces bites épaisses, mais plutôt courtes, ont réveillé mes désirs. Les italiens goûtent-ils plus les hommes que d’autres nationalités ? Je n’en sais rien, mais c’est sollicitation à tous les coins de rues ! J’adore !

Mon hôtel, choisi au hasard, est à 300 mètres du seul sauna gay de la ville. Un hasard ? Je ne sais pas.. mais quelle rage de savoir qu’il ferme à 20h, et que je ne peux y aller faire un tour !

Reprise des voyages, je produis du CO2, je consomme trop d’oxygène, mais pas ce genre masculin, qui reste pour moi comme mon oxygène intime. Un peu sur ma faim ces derniers mois.

 

PS: article écrit il y a deux mois...je publie quand même, histoire de reprendre l'habitude... et rajouterai une photo plus tard

lundi 14 mars 2022

D'un monde à l'autre

 

On dirait que l’Histoire s’accélère ? Ou c’est moi qui vieillis vraiment ?

Avec la guerre en Ukraine, la période Covid et confinement devient de l’Histoire. La crise des subprimes en 2008 et la crise financière qui s’en est suivi nous avait fait basculer dans un autre monde. Et je ne vous parle pas du 11 septembre 2001, à partir duquel on passait à une autre phase de l’Histoire, qui montrait bien que « la fin de l’Histoire » n'était pas encore arrivée. En 1989, la chute du Mur et l’effondrement du monde soviétique nous faisait basculer dans un monde où il n’y avait plus de "méchants rouges", à part les chinois qui commençaient à se convertir au capitalisme. En 1981, en France, dans ma famille un peu conservatrice, on se demandait si justement , les rouges n’allaient pas arriver à Paris, où un certain Paul Quiles avait annoncé que « des têtes tomberaient »! et en 1973/74, le choc pétrolier signait la fin des vaches grasses. Et avant ça, j’étais trop petit pour me souvenir....

Tout ça pour dire que à chaque fois, des repères et des certitudes sont tombés ; je me souviens de la chute du mur où je me rendais compte que les habitants du monde soviétique étaient tout comme nous, avec des problématiques de vie quotidienne, de relations amoureuses, de repas à préparer, qui étaient les mêmes que les nôtres (bon, ok, avec des conditions matérielles et « démocratiques » très différentes, mais je découvrais qu’ils étaient quand même des êtres humains, et me rendaient compte du poids de la propagande de la guerre Froide).

Je cois que c’est 1989 et 2001 qui m’a le plus perturbé, dans l’impression de changement du monde, du passage d’une époque à une autre.

Je pensais que le covid et le réchauffement climatique étaient les nouvelles fractures qui nous obligeaient à réfléchir différemment, à revoir en profondeur nos schémas de pensées, nos référentiels. Et là, bing, l’Ukraine nous fait peut-être revenir en arrière? ou alors nous permettra d’aller plus vite dans les transitions ? Mais bon sang, quelle accélération, quel vertige ! et là encore, des repères qui tombent!  Et encore j'écris de ma place qui est encore confortable, comparée au quotidien ukrainien. 

Comme quoi, rien n'est jamais acquis, et il faut au quotidien continuer à se battre pour maintenir nos acquis, démocratiques, sociaux et autres auxquels on ne pense pas forcément!

Let’s stand with Ukraine !

dimanche 6 février 2022

Regards dans mon rétroviseur!

 En écrivant l'article précédent, et en recherchant d'anciens billets, j'en ai relu certains. Je suis étonné par le nombre!! Whaoou, je me trouve prolixe au final! 

Je suis aussi étonné par le nombre de billets où je dis que "je n'ai pas le temps d'écrire", "je suis débordé", "je n'ai plus de désirs", "je recherche du sens", "je craque, j'en ai marre". Je vais essayer d’arrêter d'écrire ce genre de choses (surtout:  "je n'ai pas le temps d'écrire", "cela fait longtemps que je ne suis pas venu sur ce blog"), j'ai l'impression de me plaindre trop souvent. Et ca n'apporte rien!

Et au final, je me dis que j'ai pas vraiment progressé, si je dis la même chose depuis le début de ce blog. Toujours en recherche de sens, et de plus de temps pour écrire! 

Bon, il est peut-être temps ou de prendre des résolutions et de s'y tenir, ou d'assumer que la vie n'est pas si simple, et qu'on ne fait pas toujours ce qu'on aimerait faire, pour diverses raisons, bonnes ou mauvaises.

jeudi 3 février 2022

Nocturnes

Il y a eu deux moments:

Le premier, j'étais allongé, au milieu de plusieurs corps, endormis, nus, masculins... c'était la pénombre... En changeant de côté, ma bouche s'est retrouvé devant son sexe, qui avait une forme un peu différente que celle que je lui connaissais: large à la base, fine à son extrémité, comme une espèce de pyramide. C'est quand même curieux d'avoir une bite en forme de pyramide, même un peu allongée, non? 

et puis, je ne me souviens plus, sauf que il me restait un sentiment de "pas terminé", une certaine frustration peut-être? je ne sais pas...en tous les cas, mes attentes n'avaient pas été satisfaites..

Plus tard, c'est avec F.. que je me retrouvais. On était à poil, allongés dans la pénombre. Ma moitié dormait à l'autre bout de la chambre. Comment on en était arrivé à cette situation, impossible de me souvenir, mais être tous les deux couchés sur un même lit, côté à côte , à poil, à quelques mètres de ma moitié, c'était franchement inhabituel. Voire totalement inimaginable! Je bougeais un peu, il ne dormait pas. Je me suis alors rapproché de son long sexe, que je n'avais pas touché depuis la fin de notre adolescence. C'était curieux comme sensation. 

Et de nouveau, je me réveille. En vrai. Je n'avais pas rêvé de lui depuis des années, même si je le revois maintenant beaucoup plus souvent, mais que l'on n'a jamais reparlé de nos ébats de cette période. J'ai même l'impression parfois qu'il les a totalement occultés, effacés de sa mémoire. Je n'ose pas lui en parler. Pour l'instant, pour moi, ca occupe mon sommeil. C'est plutôt agréable.

lundi 31 janvier 2022

Emotions

 

C’est sans doute la période, le Covid, le télétravail de nouveau, mais je suis d’une hyper sensibilité, ce qui a du bon, et du moins bon !

Pour le moins bon, je suis très irritable, ce qui n’est pas mon tempérament habituel : je suis plutôt d’une extrême patience, estimant que à l’agressivité, ou à l’énervement, il faut répondre à l’inverse, c’est à dire avec calme et sérénité. En ce moment, je réagis au quart de tour, et suis plutôt le premier a montré mon agacement, surtout avec mes proches. Peut-être les effets du télétravail, où je me retrouve au quotidien H24 avec mes proches ? Ou est-ce autre chose de plus profond ?

Pour le bon, je suis très facilement ému, en regardant un paysage, un beau coucher de soleil (Matoo, on a presque les mêmes!), au cinéma, au théâtre, au concert. Je me suis vu pleurer à écouter en concert le trio n°2 de Schubert (vous savez, un des morceaux de la BO de Barry Lyndon!). Je ne sais pas si c’est le fait de retrouver des salles de concert, avec du vrai public, avec de vrais musiciens. Ca m’a déchiré le cœur ! Et ca m’a plu !  et idem pour d'autres morceaux: je fonds, je craque...