Opinions sur le monde qui m'entoure. Tentatives d'exprimer mes ressentis. Une expérience égotique.
vendredi 17 avril 2009
"Apprivoisé" par le Renard?
Expérience du financier
Je dois monter à Paris, une réunion le matin, une l’après-midi. .un créneau de libre entre 11H45 et 14h…sans trop y croire, je fais un appel sur ces numeros de rencontre, d’une cabine à mon arrivée à Paris (mais c’est dur de trouver une cabine téléphonique aujourd’hui..)je m’y mets vers 9H45..je laisse mon message.. chch moment cool sex entre midi et deux, paris centre , ne peut recevoir….deux touches de mecs qui veulent se faire payer (70 euros avec massage, + 20 euros si il se déplace !!!)..puis un type de 50 ans dans le 15eme , apparemment intéressant…et puis un jeune de 34 ans, 174, 64 kilos.. qui cherche la même chose que moi….il peut me recevoir dans le 12eme, m’attendra sur un banc en face de chez lui à 12H15, en costume rayé marron et chemise à carreaux….je lui laisse mon tel en cas de lapins.. je ne sais pas pourquoi, mais je n’y crois pas….
Je file à ma réunion, je file à temps ….j’arrive à proximité.. je n’ai, je crois, jamais été aussi anxieux d’une rencontre…j’aperçois le banc, le type dessus, qui me voit aussi, je ne peux plus trop me défiler(ça peut m’arriver de passer devant le type sans un regard, si je flippe trop, ou si le type ne me branche vraiment pas)..je m’approche.. un peu plus petit que moi, mais très attirant, yeux clairs, cheveux courts, très clean…on s’identifie tout de suite…et on monte chez Monsieur…il y a une dame qui veut prendre l’ascenseur…mais elle montera après nous..il habite au 6eme étage, un petit appart hyper clean, hyper rangé, canapé en cuir, mobilier design mais un peu « cheap » tout de même…il me propose à boire, on discute un peu. « et que veux-tu exactement ? », « t’embrasser » je lui réponds en lui roulant une grosse pelle, qui sonne le départ d’une heure d’ébats plus qu’excitant. .il est très bandant, très beau corps un tout petit peu poilu, comme il faut, musclé mais pas trop, plutôt assez bien monté…peu à peu , les chemises s’ouvrent, tombent, les pantalons, les boxers..je lui suggère de s’allonger.. on file dans sa chambre, le lit est fait, tout nickel…la suite est très sex, on n’arrête pas de s’embrasser, se lécher, notamment les oreilles, sa barbe pique comme il faut, son sexe est très doux, je n’arrête pas de l’amener au bord de la jouissance finale, mais le retiens toujours à temps…il ne dit quasiment rien, aucun son, ou grognement de plaisir…je le complimente sur son anatomie, sur ses caresses expertes …et lui, qui ne voulait qu’un plan soft me lance que j’ai un beau cul, et qu’il me prendrait bien…on se regarde aussi beaucoup dans les yeux…je lui dit alors que ce pourrait être pour une autre fois, que je n’ai jamais fait , mais je ne sais pas pourquoi, je pense qu’avec lui je pourrais peut-être….en fait, je l’ai apparemment vraiment allumé, et il veut aller beaucoup plus loin…et lui aussi s’est bien occupé de moi…
Je remarque qu’il n’y a pas de rideaux aux fenêtres. .le vis-à-vis est loin, ce n’est pas grave.. il fait beau à ce moment là, le ciel de Paris rayonne, comme nous deux…j’ai repéré un réveil , et je surveille l’heure du coin de l’œil.. je pourrais rester toute l’après-midi !!..vers 13H20, je décide que ça doit hélas se terminer.. et je ne fais rien pour le retenir…il en mets partout, est très « productif » !!!!il me « termine » ensuite….
Douche rapide…je me rhabille, il reste en peignoir…j’aperçois par la fenêtre du couloir un ouvrier sur son échafaudage, à 10 mètres.. je ne pense pas qu’il nous ait vu.. mais en fait, je m’en fous…
On discute un peu, il a allumé la télé , mais reste debout. .il est analyste financier pour des multinationales, mais fait tout son boulot depuis Paris. Il est très ordonné, ça ne m’étonne pas qu’il fasse ce boulot, un peu calviniste peut-être…je dois filer. Je lui dit que j’ai vraiment apprécié, lui aussi apparemment.. alors quand se revoie-t-on ? je lui demande son mail , il n’a que son professionnel ; il me dit qu’il m’enverra un sms sur mon portable…je pense qu’il ne le fera pas (d’ailleurs a-t-il gardé mon tel ?)que je ne le retrouverais pas, ce qui est très dommage.. j’aurais dû insister…peut-être m’enverra-t-il quelquechose.. je lui ai indiqué que je montais une fois par mois à Paris, de qui n’est pas vrai, mais il faut bien appâter le poisson…je suis dans le TGV du retour..même pas eu le temps de dormir 10 minutes..mais je rêve encore…..
dimanche 29 mars 2009
Harvey Milk
Le film est en gros divisé en deux parties: la prise de conscience progressive que les homos doivent être reconnus politiquement, et donc les tentatives de Milk de se faire élire -il échoue trois fois de suite-, puis la seconde partie, qui démarre au moment où Milk est enfin élu, et devient un réel homme politique, avec tous les calculs politiciens dans lesquels il semble très habile, mais qui , finalement provoqueront peut-eêre sa perte...(bien que ce ne soit pas si clair....n'est-ce pas non plus une homosexualité refoulée , ainsi qu'une certaine jalousie de son assassin?).
La première partie est assez descriptive(mais ça fonctionne), un peu longue parfois. Elle est émaillée de belles scènes de drague notamment (la scène de drague dans le métro est, je trouve, très « érotique »..on ne voit rien de sex, mais l'atmosphère y est très érotique...). La seconde partie me semble plus intéressante, plus fine. Milk est devenu un vrai politique, il a compris que pour gagner de tels combats, il faut être organisé, professionnel (il recrute une professionnelle de la com pour diriger sa campagne, et à partir de là, il entre dans une logique de vainqueur), il faut également créer des réseaux d'influence , et les utiliser..j'ai beaucoup aimé la façon dont tout ça est montré....Il y a une ambiance de folie douce et communicative, Harvey étant apparemment quelqu'un de très charismatique, et qui s'est organiser ses troupes. Il sait aussi parler, avec ses copains, mais aussi en public , pour mobiliser les foules. Un type assez extraordinaire que Sean Penn incarne avec beaucoup de brio.
Le film n'est pas non plus trop racoleur. Je veux dire qu'il ne présente pas les homos comme des victimes autour duquel il faudrait s'apitoyer , mais comme des gens normaux, simples , avec leurs problèmes quotidiens, mais qui ont en plus à lutter contre les discriminations dont ils sont victimes. Et puis , comme dans tous les films américains, il y a une espèce de force sur le discours des droits civiques, qui remue. La scène où Harvey, devant la foule, rappelle les principes de non-discrimination de races, religions, opinions, religions, ou comportements sexuels, invoquant la Déclaration d'indépendance est très forte. Je ne sais pas si un film français y arriverait, il aurait, je pense, tendance à être moralisateur ou un peu gnangnan....
Le film est aussi très américain , dans la mesure où il montre la force des lobbies. Harvey défend le lobby homo(et il a raison) , mais au même titre que il pourrait défendre un groupe ethnique (les blacks ou les asiatiques sont mentionnés), défendant ainsi un modèle communautariste de la société. C'est bien d'un côté, mais ne doit-il pas être défenseur de tous les électeurs(même de ceux qui n'ont pas voté pour lui) et défendre aussi l'intérêt général? Je n'arrive pas à bien exprimer ce que je veux dire, mais il y a un truc qui me gène dans cette défense des intérêts d'une cause , quelle qu'elle soit..et pourtant, je suis à fond pour la défense des gays, qui contribuent je pense énormément à faire tomber les préjugés, et à faire gagner le « sensé » sur l'arbitraire, à faire avancer les droits de l'homme en général.....
Bon tout ça pour dire , que c'est un film à aller voir.....à ne pas rater....
mercredi 25 mars 2009
le moule de la formation
Hier , donc , le campus est bloqué par les étudiants des différentes facs...l'accès aux bâtiments est bloqué...évidemment , les élèves de PrepE râlent: "on a des concours à préparer, c'est pas la même chose que les étudiants, etc...etc..."...les poubelles bloquent l'entrée, mais aucun d'eux ne pensent aller les retirer..:" mais , tu ne les vois pas, mais ils surveillent l'entrée, et si tu commences à les enlever, ils vont débarquer, et ils sont pas tendes, les gauchos"..."mais arrêtes, ce ne sont pas des gauchos, ils expriment leurs inquiétudes, c'est très bien qu'ils réagissent" je réplique...c'était sans doute trop, le moindre soupçon de collusion avec eux me classe déjà dans les rangs des gauchos...qui sont d'ailleurs "ceux qui ont raté leurs études, et n'ont rien de mieux à faire que faire chier les autres, des glandus, et doux réveurs"...ouahh!!! ils sont durs ces jeunes, plus conservateurs que mes parents!!!je rêve...
Ce sont eux qui prétendent être l'élite de la nation...enfin ils ne le sont pas encore, et peut-etre ne le seront-ils jamais, du fait justement de cette étroitesse de vue!!! et si ils le deviennet, et pas moi, et bien il ne faut pas s'étonner si notre pays se réforme lentement....
à suivre....
dimanche 1 mars 2009
pas le temps...
Nos journées sont trop occupées: boulot, étude, famille, donc attention sur les enfants, et sur ma femme...une attention différente pour chacun, qui doit être de qualité, et souvent en quantité..mais là, je ne peux plus tout assurer, en tous les cas, pas mon "monde à moi", mon intériorité, ma rencontre avec moi-même que certains prennent pour de la solitude. J'ai besoin de me retrouver seul, pour divaguer, laisser aller mon esprit, faire le point de mes doutes, et de mes interrogations, de mes certitudes aussi, de mes plans pour l'avenir, de ce qui se passe autour de moi, des décisions à prendre
Peut-être faut-il arrêter certaines choses, mais je ne sais plus lesquelles...tout me semble indispensable...j'ai la chance que ma vie soit finalement trop riche, de personnes, d'évènements, d'échanges...je n'ai pas à m'en plaindre: il faut juste "gérer" au mieux, et pour l'instant, ma gestion est "au fil de l'eau", sans organisation...cela a le mérite de la spontanéité , de l'imprévu, du non calcul, mais l'inconvénient du risque de débordements....