mercredi 4 octobre 2023

IWAK 2023 # 4 Esquive

Cela fait un moment que j’esquive. Ces moments où je devrais dire un peu plus qui je suis à mes proches, où je devrais me révéler. Mais je n’y arrive pas, et suis depuis passé maître dans l’art de l’esquive. Sur mon moi intime, sur mon moi professionnel, sur mon moi tout court. Non pas que je sois hypocrite, je ne le pense pas. Mais, comme « toute vérité n’est pas toujours bonne à dire », j’esquive souvent, par omission. Est-ce lâche ? Peut-être dans certaines situations. Peut-être pas dans d’autres, où j’estime, en me protégeant, protéger aussi les autres et mes proches. J’ai aussi le souci de ne pas mettre les autres en difficulté, et donc ai pris l’habitude d’esquiver parfois certaines réponses à des questions qui pourraient poser des soucis à certain.e.s. 

Ai-je raison ? Permettez-moi d’esquiver.


Pour en savoir plus sur Inktober with a keybord (Iwak), cliquer ici. A la base il s'agit de produire un dessin ou une ébauche, une illustration, un lettrage, une calligraphie ou une typographie mais comme je ne sais dessiner qu'avec des mots, il s'agira pour moi comme pour d'autres blogueurs de publier en octobre un billet par jour sur le thème défini dans la liste. A retrouver aussi chez Matoo et Estef .


mardi 3 octobre 2023

IWAK 2023 # 3 Chemin

 

Tous les chemins mènent à Rome, mais les chemins de la vie et de la destinée ne sont jamais ceux qu’on pensait emprunter. Plus j’avance dans la vie (et dans la sagesse ? Hahah), plus je me rends compte que elle (la vie) ne se déroule jamais comme on l’avait prévu !! Quand j’étais étudiant, je pensais que j’aurais une vie de grand voyageur, habitant aux quatre coins du monde, coureur de jupons effréné avec une femme dans chaque port, et peut-être autant d’enfants, que je deviendrais dentiste, ou danseur (rien à voir!). Le résultat ? Si je voyage pas mal pour mon boulot (et je ne suis ni danseur, ni dentiste!), j’habite en France, et même en province, je suis marié, et j’aime les hommes. Et ceci n’est qu’un exemple de ma vie en général. Mais également, pour des bouts plus spécifiques de ma vie, je me rends compte que rien ne se passe comme prévu.

Que faire face à ça ? peut-être avoir une bonne boussole, pour ne pas se perdre en chemin, à savoir quelques objectifs de vie sur lesquels on se fixe (s’appuyer sur la loi du Droit, plutôt que sur celle du plus fort ; garder de la cohérence ; réduire les sources de soucis pour mettre en valeur dans une même logique tout instant de bonheur, même simple ; ne pas s’encombrer d’inutiles et de superflus (mais qu’est que le superflu?), douter et se remettre en question, se frotter à l’autre (comme le disait Montaigne, mais aussi dans tous les sens du terme « frotter »!), ne pas oublier ni Marc-Aurèle, ni Montaigne ; rester positif, tant que faire se peut ; et certainement quelques autres encore!), le reste n’étant qu’adaptation au Monde, aux imprévus.

J’ai toujours pensé que le désir d’ordre ne pouvait jamais être satisfait, car justement de grands mouvements invisibles (l’Histoire, le Temps) ou tout simplement la Nature ont leurs propres logiques, qui nous dépassent et devant lesquels on ne peut que s’incliner, s’adapter. C’est à Bornéo je crois, que les maison sont construites sur pilotis, pour pouvoir résister aux éventuels inondations et tsunami, qui si ils se produisent, vont juste « soulever » la maison sur pilotis qui flottera sur les eaux jusqu’à retrouver un port stable. J’aime bien cette métaphore pour les chemins de la vie : s’adapter au courant qui passe, flotter sur le désordre ambiant, plutôt que vouloir le maîtriser, jusqu’à retrouver un port d’attache, temporairement.


Pour en savoir plus sur Inktober with a keybord (Iwak), cliquer ici. A la base il s'agit de produire un dessin ou une ébauche, une illustration, un lettrage, une calligraphie ou une typographie mais comme je ne sais dessiner qu'avec des mots, il s'agira pour moi comme pour d'autres blogueurs de publier en octobre un billet par jour sur le thème défini dans la liste. A retrouver aussi chez Matoo et Estef .

IWAK 2023 # 2 Araignée

 Pour en savoir plus sur Inktober with a keybord (Iwak), cliquer ici. A la base il s'agit de produire un dessin ou une ébauche, une illustration, un lettrage, une calligraphie ou une typographie mais comme je ne sais dessiner qu'avec des mots, il s'agira pour moi comme pour d'autres blogueurs de publier en octobre un billet par jour sur le thème défini dans la liste. A retrouver aussi chez Matoo et Estef .


J’adore les araignées. Bien rouges, vivantes, qui bavent un peu. Je pense que je n’aimerais pas les entendre crier, quand on les fait souffrir pour notre plaisir à venir. Mais elles sont tellement agréable au palais, tellement raffinées. Évidemment, il a fallu être un peu cruel, éviter que les enfants ou défenseur.e.s de la cause animale à la maison ne nous voient. Je n’ai pas encore ces scrupules, et j’y vais, hardi petit, même si je me dis que quand même, je les fais souffrir.

Une fois bien rouges, après les avoir baignées dans ce bouillon bouillonnant, elles trônent dans mon plat bleu. Ce rouge vermillon vif, sur le bleu , est du plus bel effet. Et ensuite à table…

Sur la Côte Atlantique, on dit que c’est meilleur que le homard (qui est bleu). Je ne mange pas suffisamment de homard (pour cause de prix) pour avoir un avis sur la question. Mais l’araignée de mer, c’est quand même excellent, en plus de permettre un beau moment de convivialité, où il est permis, devant tout le monde, de sucer… les pattes de la bête et nos doigts (à défaut de ceux de nos voisins de table).

lundi 2 octobre 2023

Iwak 2023 #1 rêve

 

Merci à Matoo et à Estef, qui me rappelle Inktober! 

Je vais essayer de relever le defi! 

Comme l'écrit Estef, "A la base il s'agit de produire un dessin ou une ébauche, une illustration, un lettrage, une calligraphie ou une typographie mais comme je ne sais dessiner qu'avec des mots, il s'agira pour moi comme pour d'autres blogueurs de publier un billet par jour sur le thème défini dans la liste". "Pour en savoir plus sur cet évènement international, cliquer ici."

Bon, je suis déjà en retard. Mais je me lance. J'arriverais peut-être à écrire "Araignées" ce soir, c'est le mot du 2 octobre!!

Alors, Rêve!

J’adore rêver.

Parfois, je note mes rêves, car ils m’impressionnent, et me laissent une très forte impression au réveil. J’en ai relaté quelques uns sur ce blog, parce qu’ils m’avaient laissé une profonde impression, telle que en me réveillant, je prenais mon rêve pour une réalité. Ca dure peu de temps. En quelques secondes, la réalité réapparaît, le rêve s’estompe, et parfois disparaît complètement de ma mémoire. Et il ne reste qu’une impression. De bien -être général. Bon, ici, je parle surtout de rêves érotiques, où je me retrouve avec de beaux hommes, dans des situations très sexe. Et très agréables.

Je fais aussi d’autres rêves. Plus communs, dira-t-on. Mais qui me reste marqué profondément. Comme celui-ci où je recevais un coup de poignard dans le dos, et où il me semblait que je passais l’arme à gauche. La grand-mère d’un copain grec , qui interprète les rêves, m’a alors assuré que c’était très bon, que le coup de poignard, c’était de l’énergie que j’allais trouver très bientôt, et que le fait de mourir était aussi bon signe, car signe de vie. J’apprenais ainsi qu’il faut systématiquement interpréter le contraire de ce que l’on voit.

Et puis, comme dit parait-il Freud, seul le rêveur peut interpréter son rêve. Quand quelqu’un te raconte son rêve, tu dois lui poser la question « et pour toi, tu interprètes comment ? Ca correspond à quoi ? » . J’ai un copain qui refuse de raconter ses rêves, il trouve ca trop intime, et a trop peur qu’on décèle des éléments de sa vie intime (ou non intime d’ailleurs).

En ce moment, j’oublie mes rêves le matin. Pas grave.

Tous les soirs, je m’endors en voulant orienter mes rêves. Devinez à quoi je pense en m’endormant, en essayant d’influer sur le contenu de mes rêves ?

vendredi 1 septembre 2023

Rêve de curé et...Kundera

 

J’aurais dû écrire tout de suite. Cela fait quelques jours que j’ai fait ce curieux rêve, où j’étais devenu curé. C’est devenu un peu brumeux, mais en gros, j’étais avec un groupe d’hommes, de curés, qui m’avaient demandé si je voulais bien… être curé. J’avais réfléchi un moment, et puis j’avais dit oui, un peu comme à un mariage. Et avec toute la bande, on était hyper content, comme si on avait joué un bon coup à je-ne-sais-qui, fait une bonne blague. Et on rigolait , on rigolait.. On était tous habillés en blanc, pas ces robes noires de curés tristes, non, plutôt ces robes écrues, de curés qui œuvrent sous les tropiques, de missionnaires, quoi…

En me réveillant, j’étais un peu affolé d’être devenu curé. Il faut dire que les rêves me font souvent forte impression, et en me réveillant, je pense que c’est réel. Mais je me disais que j’étais un peu léger d’avoir dit oui aussi vite… et puis, j’ai repris mes esprits.

En écrivant ce soir, je ne sais trop que en penser. Peut-être que parfois je dis un peu trop vite oui pour la position du missionnaire?(c’est un peu facile, je vous l’accorde!). Ou alors que j’ai un désir caché pour les missionnaires ? Ou pour être curé ? On en découvre des choses en avançant en âge !


Kundera : j’avais relevé quelque part dans ce blog (mais je en retrouve pas)  que Kundera mentionnait que quand l'homme rêve, il est en érection. Je l’ai vérifié tout l’été. Je me rassurais le matin , ou au milieu de la nuit, à toucher mon bâton raide et dur. Avec les curés aussi. Ce sera mon hommage à Kundera (même s'il mérite mieux quand même, j’adore cet auteur!)

jeudi 24 août 2023

Retour?

 

Cela fait longtemps...que je n’ai pas écrit ici. Pourtant, j’ai plein de post dans ma tête, qui peu à peu s’échappent. Peut-être pas si important en fait ?

Pas eu le temps cette année, pas mal de boulot, de temps passé avec la famille, les copains. Moments précieux que je savoure de plus en plus.

Mais me poser devant mon clavier, ne serait-ce que 10 minutes pour partager avec vous quelques réflexions, moments de vies, questionnements plus ou moins existentiels me sont aussi nécessaires. Quand je relis certaines pages de ce blog, je me rends compte de leur importance pour mon cheminement interne, de l’aspect un peu « psychanalytique » (le mot est peut-être trop fort) du blog, qui m’a aidé à répondre à certaines questions rien que par le fait de les écrire, et aussi par vos commentaires, souvent plein de bon sens. « Ce que l'on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent clairement » disait Boileau (qui lit encore Boileau d’ailleurs ?) et c’est vrai que juste le fait de tenter d’écrire de façon compréhensible une question, un état d’âme, permet de mieux le cerner, de le vivre, de l’accepter (ou non), mais d’avoir une position, une réflexion sur un sujet qui préoccupe. Et cet exercice d’écriture oblige vraiment à d’abord bien préciser, concevoir sa pensée.

Tout ça m’a donc un peu manqué, je pense, même si parfois je me dis que peut-être je n’avais pas besoin d’écrire et de partager ?

Et puis, les blogs sont finis (vous avez vu, les skyblogs n’existent plus ? Je n’en ai jamais eu , mais apparemment c’était vraiment un beau foisonnement créatif et de mise en lien!!), donc je me disais que ca ne sert à rien d’écrire. Mais finalement, il y en a encore de bien vivaces : Matoo, Estef et d’autres...et des blogueurs qui m’ont aussi demandé de ne pas abandonner.

Alors je m’y remets.

On verra si je tiens le rythme (que je n’ai d’ailleurs pas défini).

lundi 14 novembre 2022

Sans queue, ni tête (12)

 

Très envie d’écrire, mais je ne trouve pas le temps.

Un super été 2022, qui me paraît loin, et en même temps, j’ai l’impression que cette rentrée n’en finit pas.


Des sentiments mélangés ces dernières semaines, entre une toux inexpliquée qui finalement me fatigue, mais qui ne correspond à rien, un contexte anxiogène, avec la guerre, la crise de l’énergie, des repères qui continuent à tomber (ce qui s’est passé en Grande-Bretagne est un peu hallucinant , non ? Changements de premier ministres en quelques semaines, sans parler de la Queen qui a passé l’arme à gauche), d’autres qui se maintiennent(pas mal l’Europe, non, sur la réponse en Ukraine, sur l’énergie(peut mieux faire), après avoir assuré sur les vaccins, entre autres), des baisses d’énergies perso alternant avec des remontées (serais-je monté sur courant alternatif?)...en me posant des questions sur ce que je recherche finalement… se poser ce genre de questions existentielles à 50 ans bien passés , ca devient fatigant.


Vu que les blogs sont peu alimentés ces derniers temps(à commencer par votre serviteur), à l’exception de Matoo, très régulier, et de Estef, j’ai découvert et instagram et Tumblr. Oui, c’est un peu tard, mais mieux vaut tard que jamais. Et je deviens scotché aux images ! c’est incroyable. Je me demande si mes neurones sont plus sollicités par les images que par les mots ? En tous les cas, je suis happé, et devient assez addict. Certains sont sur ma liste de blog, et sont alimentés deux à trois fois par jour. Et je me délecte des corps de beaux mecs, de détails plus ou moins sexys, des « bulge » que je découvre, avec désirs..


Parce ce que avec la variole du singe, le covid et autres conneries, j’ai aussi restreint mes rencontres masculines. Et je me replie sur de la photo ou dessins suggestifs. C’est un peu stupide peut-être, mais pour l’instant plus safe.


Je suis quand même aller faire un tour à mon sauna voisin. Peu d’exercices pratiques (je crois que je commence à faire un peu « âgé » pour ce type d’endroit ? Ou je ne suis pas assez directif ?) .En même temps, je suis très prudent pour les raisons citées ci-dessus. Mais j’ai beaucoup observé, de beaux spécimens, des choses curieuses aussi, comme ce très bel asiatique, au tout petit sexe au repos, que j’ai recroisé sortant du hammam avec une érection d’enfer!!!J’ai toujours dit que le sauna était un lieu intéressant, même si on n’y « fait rien », car on y apprends toujours des trucs.


Mon amant parisien, Romain, est aussi venu me voir, pour passer la nuit avec moi. Humm que c’était bon ! Cela faisait deux ans qu’on ne s’était pas vu. Toujours la même complicité.Il me fait toujours autant bander, dès que je le vois. Il est d’une sensualité torride. Et me fait toujours grimper aux rideaux ! En revanche, lui, il ne bande plus. Ni avec son mec, ni avec personne apparemment. Il est pourtant plus jeune que moi. Il ne comprends pas trop pourquoi, ne va pas consulter. Mais il sait toujours m’exciter et s’occuper d’un corps d’homme !

Je me rends compte aussi que j’ai évolué , que je ne raconte plus le détail de mes aventures masculines comme avant, je reste plutôt dans le vague.


Sans doute moins besoin d’être explicite sur le sujet. J’ai plus intégré ces aspects de ma personnalité dans ma tête ? 

 

PS: article écrit il y a quinze jours