jeudi 15 juillet 2021

Sans queue, ni tête (10)

 Pas écrit depuis longtemps. Ce billet sera peut-être un peu décousu. Peut-être me faut-il  remettre  un peu d ordre dans ma tête? Ou peut-être pas! 

** Je relis mon dernier billet , du mois d’avril ! J indique que j aimerais tenir une espèce de chronique régulière de ces temps de confinement, pour ne pas oublier … bon, ça n a pas fonctionné. Pas trouvé le temps, ou la volonté? 

** On traverse une drôle d’époque, des moments bizarres, ce n est pas très original d écrire ça. Ces trois derniers mois, j ai l impression de ne pas avoir soufflé une minute. Bon, j ai pris quelques week-ends par-ci, par-là. Mais , la plupart de mon temps a été occupé par le boulot, les visios sur Zoom, la famille proche, un peu les copains ( mais comment on fait pour dîner avec eux avec le couvre-feu à 19h?), quelques lectures totalement éparpillées ( des articles de journaux, le premier tome de « la recherche du temps perdu »- il porte bien son nom, ce livre, aujourd’hui ! ), heureusement quelques blogs ( Matoo, Estef et quelques autres …) qui m ont permis de garder mon esprit ouvert ! Tout ça pour dire que je ne suis pas arrivé à écrire sur ce blog: pas le temps, et peut-être pas trop envie, et peu de choses à partager ? 

Donc aujourd’hui, je ne ferais pas de promesses sur la régularité de publication des prochains billets. On verra . 

** Pour l instant, je suis enfin en vacances, depuis samedi dernier. Je dors comme jamais, profondément. Je me rends compte que je récupère une année finalement plus stressante que ce que je pensais, plus remplie par le boulot, et moins par la créativité. J espère que l année qui viendra sera plus épanouissante ! On fera tout pour !  Pour moi d’abord, et mon équilibre. Pour mes proches. Et pour les quelques lecteurs de ce blog, bien sûr! 

** Et puis je vais continuer à courir! J avais repris au printemps. Je cours presque un jour sur deux 8 km dans la ville, ça me fait un bien fou, je me vide la tête , j’écoute les podcasts d Augustin ( Trapenard… je l adore!), je traverse un petit bois où je me fais des frissons type «  l inconnu du lac »( je raconterais), je fais disparaître mon petit ventre …. 

** Le jour de mes vacances, le sauna à côté de chez moi rouvre ! Pas eu le temps d y retourner . Ça me manque vraiment! Ça sera pour la mi août , en espérant que les mesures sanitaires ne vont pas les contraindre à refermer? On verra. Et faudra-t-il montrer son pass sanitaire à  l entrée ? Dévoiler mon identité et mon jardin secret ? Oui, je le ferais sans doute, mais je ne cache pas que cette dérive de contrôle sanitaire, prétexte à des incursions dans nos intimités, ne me plait pas du tout. Je me rends compte aussi que pour voyager, je dois donner des détails sur les adresses où je vais, donner mes coordonnées sur Airbnb,et tout ça m inquiète. Je sais qu’avec nos paiements par carte bleus, avec nos téléphones, nous sommes déjà pistés (et aujourd’hui , sur Google ou autres sites , je désactive systématiquement tous les cookies non indispensables). Mais j ai l impression que la dérive sécuritaire est en train de gagner du terrain.

**Edgar Morin a 100 ans, et toute sa tête. On l a peut-être un peu trop entendu, mais sa parole fait du bien. Il professe l Amour dans toute chose. J aimerais bien pouvoir vieillir comme lui. Et me dire que j ai encore beaucoup de temps pour réaliser pleins de projets, tout en entant que chaque journée qui démarre est peut-être ma dernière. Une façon de préciser nos essentiels !  


mardi 6 avril 2021

Sans queue, ni tête (9)

Cela fait longtemps que je n’ai écrit sur ce blog. Tout va bien, mais très occupé entre boulot, famille, rêveries qu’on essaye de maintenir, activités diverses et variées. 

C’est idiot, j’ai plein de sujets de posts, et maintenant, j ai tout perdu et ne sais plus quoi écrire . 

Je suis dans un cabinet médical, pour une broutille, peu importante au vue de ceux/celles qui sont en réanimation. Le médecin a plus d une heure de retard, je craque. La salle d attente est assez pleine, j entends le médecin de l autre cote de la cloison qui hurle sur quelqu un qui a apparemment le Covid. Résultat : je flippe, alors que jusqu a aujourd’hui, je vis ça plutôt avec distance, respectant les gestes barrières et évitant les groupements. La, je me sens pris au piège . Bon je réalise au bout d un moment qu elle parlait au tel. Me voilà rassuré ... 

Elle  sort de son bureau pour envoyer un fax. Je croyais que ça n existait plus, à l heure d internet !!

Quelle connerie ce virus,  quand même ! Ça rend tout le monde debile et irrationnel. Et ça rétrécit nos horizons. Depuis dimanche, pas plus de 10 km. Mais autour de moi, presque tout le monde « se fait » des attestations... 

En allant acheter du vin chez le caviste du quartier, il blaguait en disant qu il était « commerce essentiel »,  reflet de la culture française. Il n’a pas tort! Mais on aurait fait comment , sans vin, pendant les confinements ? Ça aurait encore plus râlé que pour le livre ! 

Il me disait que pendant le premier confinement, il était aussi ouvert, déjà classé « commerce essentiel ». Vous vous en souvenez ? Moi non! C est fou comme on oublie! Du coup, je pensais écrire tous les jours mon vécu du confinement, pour me souvenir. Je ne sais pas si je le ferais ici, car je partagerais bien avec mes proches ( qui me connaissent sous un autre pseudo...). A voir. Mais est-ce que je vais y arriver ? Vu que cela fait bien deux mois que je n ai pas écrit ? 

Le livre: vous arrivez à lire des bouquins en ce moment ? J ai beaucoup de mal. A défaut de papillonner dans les bras des hommes, je papillonne dans la lecture : romans, revues, études, internet, blogs évidemment... et puis réseaux de drague , mais là, c est résultat zéros : soit c’est dû au Covid, soit je suis trop vieux, soit je ne sais vraiment pas faire ma promo ..  pourtant le copain Dyonisos trouvait sympa la photo de mon corps, même pas suggestive ( et moi j adore la sienne, posture très fière , le sexe brandit en avant, photo qu il n aime pas ...). 

J ai aussi  voulu tester les lieux de drague de ma nouvelle ville .., je vous raconterai. 

Rien d excitant , n est-ce pas, en ce début de troisième confinement, qui n’en est pas un ! Mais bon, c’est conforme avec le titre : sans queue, ni tête . 

jeudi 28 janvier 2021

Signaux faibles

 Effets du couvre-feu et du semiconfinement actuel qui oblige à garder les lieux de rencontres fermés, il est plus difficile de faire des rencontres, coquines ou non d ailleurs. Et les applis sont moins fréquentées il me semble . Du coup, je me mets à imaginer plein de choses à partir de petits détails observés chez l un ou l autre . 

Par exemple, j ai un très bon feeling avec un partenaire professionnel, qui bosse beaucoup sur les organisations . Je le contacte à chaque fois que je suis un peu en difficulté, et il a toujours les mots et idées qu il faut pour me redonner de l énergie. En plus, il est plutôt mignon. Et je sens ce je ne sais quoi qui me dit qu on a peut-être les mêmes goûts.... mais est-ce vraiment le cas ? Je l ai trouvé  sur LinkedIn, et il like ou commente  nombre de mes posts hebdo. Je me sens plus complice avec lui . Et j attends son like  a chaque fois! Mais bon, je ne peux pas encore lui proposer une bière , et plus si affinités. Et puis, ça ne veut rien dire , en fait, ces likes!je me fais des idées?! D ailleurs, je me demande toujours comment je pourrais repérer les mecs en recherche de mecs a mon boulot. Avec le télétravail, les bureaux sont presque vides , on pourrait envisager des rencontres , non? 

Autre presque rencontre ? l’autre jour, je rentre du boulot, je suis à 3 min de mon domicile, à pied . Il doit être presque 18h, peu avant le couvre-feu. Il pleut. Je croise un type qui rentre de faire son jogging . Mon regard se fixe spontanément (!) sur son bas-ventre , que moule son pantalon serré de jogging, et qui laisse deviner des volumes intéressants. Je ne sais pas si mon regard était trop insistant, mais il me lance un grand «  bonjour » avec un grand sourire, sans masque, alors que je suis moi-même masqué. J ai été tellement surpris, que le temps de réagir, il avait disparu. Du coup, je vais essayer d aller courir dans le quartier à cette heure là, même si pas évident du fait de ce couvre-feu. Et je m interroge encore sur la signification de ce bonjour. Je me fais des illusions? Ou je peux avoir bien compris? 

En attendant, je pars courir. Au minimum, j entretiens et mon corps et mon mental. Au mieux, je rencontre de nouveau le beau jeune homme. 

mardi 19 janvier 2021

PD

En sa baladant en ville l’autre jour avec ma moitié, j’ai aperçu dans une rue perpendiculaire à celle où nous étions, à une cinquantaine de mètres de nous, un couple de mecs qui se retrouvait. Ils s’embrassaient goulûment, sans cacher la vigueur de leurs sentiments, ou attractions !! Mon regard a été spontanément attiré, orienté vers eux, et je prenais plaisir à les regarder, alors que ma moitié continuait à me parler en regardant droit devant. L’un des deux hommes a remarqué mon regard, que j’ai légèrement détourné, moi-même sans doute un gêné de me faire surprendre à zieuter, mais je les trouvais très mignons... Eux, ils n’étaient pas du tout gênés, plutôt très fiers, et ils devaient se dire que j’étais un sale con à s’étonner de voir deux mecs s’embrasser ainsi en pleine rue.

A ce sujet, j’ai visionné récemment un petit court-métrage très sympa PD, que je vous recommande. Le message est très clair, c’est peut-être trop beau pour être vrai, mais j’ai bien aimé. J’aurais bien aimé voir ce genre de court-métrage quand j’avais 20 ans (et je me demande ce que j’aurais fait d’ailleurs..) , avec notamment ce couple d’hommes qui réponds au personnage principal à sa question sur leur quotidien et le regard des autres : « soit tu te mens à toi-même, et tu mens à tout le monde ; soit, tu fais face, et tu t’en bas les couilles »..; et peu après, « tu fixes droit dans les yeux, c’est à eux de changer, pas à toi ».…la scène avec le prof semble très naturelle, et est très pédagogique. Mais un prof peut-il partout aujourd’hui tenir ce discours ? Pas sûr.

Et j’aime bien le changement d’attitude du « beau mec » Esteban, et ces baisers de ces deux personnages, notamment le dernier (mais pas que celui-là), que je trouve très sexy.

PS : voici les méfaits ou bienfaits du télétravail ? je regarde des trucs pendant mes pauses cafés que je n’ai jamais le temps de regarder en temps normal.

jeudi 14 janvier 2021

2021??

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lundi 23 novembre 2020

On était dans un grand parc


On était dans un grand parc. Il devait être midi ou début d’après-midi, car le soleil était fort. Il y avait Jérôme, une femme d’un certain age que je ne connaissais pas, sans doute une guide, et moi. J’avais senti dès notre première rencontre un »truc » avec Jérôme. Le courant était passé très vite, tu sais, cette espèce de complicité qui arrive tout de suite, où tu n’as pas besoin d’expliquer quoi que ce soit, où on se comprends tout de suite, on a les mêmes codes, les mêmes réactions au monde. Ca ne veut pas dire pour autant que c’est le « gaydar » qui se met en marche, non. Juste une connivence d’abord intellectuelle, et surtout immédiate. Et parfois, il peut y avoir plus.

Je ne sais pas ce qui s’était passé avant, mais on était là, dans ce magnifique parc. Nous marchions côté à côte, et Jerome m’enlaçait, ses deux bras autour de mes épaules. Il faisait chaud, et il n’hésitait pas à passer ses mains sous ma chemise. L’effet était assez immédiat je dois dire. On était prêt à s’embrasser, mais la vieille guide nous gênait un peu. Elle n’avait pas l’air pourtant choqué par le spectacle de ces deux hommes en couple. Elle souriait du coin de la bouche, d’ailleurs, avec un air complice et coquin.

Et puis, on est arrivé sur ce lieu magique : un grand espace carré , avec de grandes fontaines qui dégringolait des quatre coins, les eaux se retrouvant en contrebas dans un bassin carré. C’était de style assez classique, bien ordonné. Les chutes d’eau étaient bien canalisées. Et l’eau sortaient de quatre sculptures en cuivre, avec ce cuivre oxydées par l’eau , de couleur verdâtre, mais qui avec la lumière de cette journée, avait des reflets émeraude magnifiques.

Je fus saisis d’admiration. Et Jerome me disait : « mais je savais bien que ca te plairait. Mais comment tu ne connaissais pas ? ». Et moi de lui répondre : «  mais je ne connais rien à la Roumanie, c’est la première fois que je viens !. Une chance que tu y sois aussi ».

Puis la guide disparut, et nous nous retrouvâmes dans un grand bâtiment, tout en verre, style « Grand Palais » à Paris. Nous étions seuls, et nous avons commencé à aller plus loin dans nos échanges corporels. Quand….


Mon réveil fut difficile. Mon sexe était dressé et dur comme de l’ébène. Je gardais à l’esprit l’image de Jérôme, en train de me caresser, ce collègue indirect de travail, avec qui j’ai effectivement une certaine complicité, même si on a dû se rencontrer trois fois dans notre vie. Mais avec toujours autant de connivence.

Je ne sais pas si Jérôme a déjà mis les pieds en Roumanie (ben oui, il n'est pas roumain!). En tous les cas, moi, jamais. 

Et en relisant, je me dis que le confinement doit expliquer ce rêve, où tout est interdit par le confinement:  se balader dans les parcs sans masques, de voyager en Roumanie,  de rencontrer Jerome qui travaille à plus de 1000 km de chez moi, de rencontrer un mec (quoique...)

ArtSpecialUNESCO - Villa d'Este a Tivoli


mercredi 18 novembre 2020

Sans queues ni têtes(8)......confinées évidemment

Difficile d’écrire ces derniers temps. Beaucoup de boulot,des activités nombreuses. Impossible de trouver quelques moments de tranquillité, en solitaire.

Et puis le reconfinement est arrivé. Curieusement, j’ai l’impression d’être encore plus occupé, et de bosser encore plus. Je m'occupe plus(+) de mes proches , ce qui est une bonne chose. Et pourtant, je n’ai plus à me déplacer jusqu’à mon boulot. Mais en même temps, il faut sortir quand même, masqué évidemment, pour bouger son corps, faire du sport, s’aérer les neurones.

Besoin indispensable.

J’ai l’impression que mes neurones fonctionnent moins bien. J’ai du mal à retrouver les noms. Bizarre ? Par exemple, depuis cet été, je voulais écrire un post sur « A single Man » avec Colin Firth, film revu cet été, et qui m’a beaucoup touché. Cette nuit, impossible de retrouver le nom du film, de l’acteur. Heureusement, je me souvenais de Christopher Isherwood, l’auteur du livre dont le livre est inspiré. Tout n’est pas perdu pour mes neurones, alors ? Un effet du nouveau confinement ? ou l'âge et ses turpitudes? Je ne sais.

Curieux ce second confinement. J’ai fait un déni pendant plus d’une semaine. Même si je restais en télétravail chez moi, je ne voulais pas trop y croire. Mais on y est quand même finalement. Moins sympa que le premier. Plus de surprise, moins d’étonnement, le temps n’est pas aussi beau (mais il est encore beau pour un mois de novembre), pas d’oiseaux en accouplement à observer, plutôt des feuilles qui tombent , dans le tourbillon du vent.

Peu de temps dispo donc . Moi aussi, je râle contre les librairies fermées (le Gouvernement a je crois raté une belle occasion de se refaire un peu de popularité), mais je n’ai pas le temps de lire un bouquin !!! Proust attendra encore un peu...Par contre, je suis avec intérêt le Quotidien du coquin Yann Barthès. Pas tous les jours mais souvent. Inégal, mais sens critique et moqueur aigü, impertinent comme il faut, à l’esprit mal tourné comme j’aime (enfin, pour moi, c’est plutot bien tourné en fait). J’adore. Plus quelques bons films ou séries à la télé. Et la lecture de quelques blogs qui restent toujours actifs, et que je suis avec intérêt !!! merci Matoo, merci Estef entre autres !!

J’étais parti pour vous raconter ma dernière sortie au sauna la veille du confinement. Ca sera pour plus tard. Comme « A single Man ». Et comme la seconde nuit que j’ai passé avec l’amant parisien retrouvé en septembre. Comme la découverte de courts gays de François Rechenbach. Et comme d’autres encore à venir.