Opinions sur le monde qui m'entoure. Tentatives d'exprimer mes ressentis. Une expérience égotique.
dimanche 17 juillet 2011
Vacances
donc, ne soyez pas inquiets...il y aura peu d'activités sur ce blog jusqu'à fin aout....peut-etre de temps en temps des cartes postales???
bonnes vacances à tous!!!!
lundi 11 juillet 2011
Escapade parisienne...
Weekend parisien, au milieu d'un emploi du temps professionnel trop chargé. Ce n'était pas raisonnable, mais indispensable pour mon mental! Ca m 'a fait un bien fou....
et puis, il m'est arrivé des choses un peu étonnantes. Bon, ce n'est pas de l'exceptionnel, mais pour moi, ce vendredi soir fut un moment familial mémorable!!!!
Je bossais vendredi, et comme par je ne sais quel hasard, ma belle-soeur nous avait appelé quelque jours avant pour prendre des nouvelles , savoir ce qu'on fait cet été, etc...Mon frère et elle se plaignent qu'on ne les voit jamais, qu'on les évite quand on passe par Paris. Il faut dire qu'ils sont assez traditionnels, type catho-gentils-bourge-sympas-un peu bisounours et limite moralisateur, sous un dehors plutôt ouvert d'esprit....avec eux, jamais d'excès, tout dans la mesure, le moyen (voir la chanson de Brel sur les bourgeois)...mais ça marche: enfants qui réussissent, belle maison, en banlieue chic et en bord de mer, etc.....Donc, gentils, oui, mais jamais de franche rigolade....
Manque de bol (façon de parler), ils partaient en weekend, ce weekend (ouf, on les évite)..et là, éclair de génie de ma belle-soeur: « on se voit au resto à Paris pour diner. J'ai une super adresse de terrasse sympa à tester.... »
Ma femme m'appelle et me dit: « on dine avec eux « chez zaza » dans le Marais »....alors, là, j'éclate de rire: imaginer mon frère et sa femme dans le Marais, chez Zaza, nom qui respire le restau de pédés (désolé pour le cliché), voir de folles, je me dis qu'il y a vraiment « quelque chose de pourri dans le royaume de Paris »!!!!-désolé pour la référence d'intello, en ce moment, je suis dans Hamlet- si même Monsieur-mon-frère-qui-fait-tout-bien s'y met, mais où va le monde??!!!!
Après vérification, c'est Jaja, rue Ste-Croix-de la bretonnerie...je n'en crois pas mes yeux...Pour moi, c'est un peu le coeur du Marais homo(je me trompe?)!
On arrive avec ma femme un peu en avance....évidemment, je connais assez bien les lieux pour avoir souvent fréquenté une librairie plutôt homo dans cette rue...le resto est juste en face!!!!
Contrairement à l'été précédent (ou il y a deux ans je ne me souviens plus), je suis très à l'aise et ne me sens pas dans le « guetto », exclu comme je l'avais ressenti la dernière fois...On croise beaucoup de couples lesbiens (je ne sais pas si il y en a plus ou si avant , je ne les voyais pas). On est en avance avec ma femme, on s'attable à une terrasse pour les attendre, en buvant un verre de rouge, juste dans l'axe de la rue, pour ne pas les rater....
Le vin arrive, et au même moment, on les voit débouler dans la rue: de vrais provinciaux (ça me va bien de dire ça , mais je suis un vrai parisien qui a émigré en province, et les provinciaux , dans le mauvais sens du terme , je connais...mais en général, j'aime bien les provinciaux, moi!!!) en goguette, à la recherche du super restau que leur fille (qui n'a toujours pas de copains à 23 ans, je me demande depuis plusieurs années si elle ne préfère pas les femmes, voilà encore un indice) leur a recommandé!!!
Ils nous voient et commandent à leur tour un bon vin, ravis de se retrouver enfin après tant de temps....On discute et au bout d'un moment, ne tenant plus, je lui demande comment il a trouvé cette adresse. C'est donc sa fille me dit-il, qui lui avait conseillé, bien qu'elle n'y aurait jamais été!!!et je lui demande:
-« mais tu sais où on est, là? »...
- « ben oui , dans le Marais, là où habitait notre soeur il y a 30 ans, et notre frère il y a 20 ans!!! »...
- « oui, mais encore? »
-« encore quoi? »
-« ben , c'est le Marais, le quartier arc-en-ciel ….»
-« Arc-en-ciel?c'est quel pays? » dit-il en rigolant....
Silence. Ils se regardent, lui et sa femme, et me lance:
-« mais c'est bizarre ce que tu dis, jamais entendu parler de ça...tu te fous de nous ou quoi? »
-« mais non, je suis sérieux...mais vous savez, moi j'adore ce quartier, ca me plait...c'est juste que ca m'étonnait de votre part de nous emmener dans ce quartier, que je connais mal -ça , c'est vrai-, mais je crois qu'on est plutôt au centre du guetho !!! et c'est pas vraiment votre genre, non?»Là, il aurait pu me demander si c'était mon genre, mais je pense qu'il est tellement loin de pouvoir imaginer déjà deux hommes s'embrassant, alors son frère avoir éventuellement des relations de ce type, c'est pas concevable!!! Bon, mais il a rien demandé de ce genre, ma femme était éclatée de rire...Et eux se sentait malgré tout un peu gêné, mais souriait gentiment. On termine nos verres , et on file au resto. Je leur montre la librairie en question.: « ah oui, c'est vrai ce que tu dis, mais c'est quand même gentil, pas très provoc!! »me dit ma belle-soeur..... My goodness, ma famille m'étonnera toujours: elle voit rien ou quoi: dans la devanture , il y a le bouquin sur les gros sexes, le calendrier des footballeurs, des couvertures de bouquins qui sentent la testostérone à plein nez!!!! ou alors, ils sont vraiment plus « ouverts » que je ne le croyais....
On va donc diner...la terrasse en question est une cour sympa, en retrait de la rue. Le public est varié: oui des couples homos, mais pas que....un peu branchouille..sympa...bon...un peu cher pour un provincial comme moi...mais on passe une super soirée...(je ne résiste pas à leur parler de notre spectacle « un peu de tendresse bordel de merde », histoire d'en rajouter sur le sujet...Là, ils ont fait les intéressés, un peu étonnés tout de même, mais acceptant la possible « agression des corps »...
On ressort, on les raccompagne à leur voiture. Là, on fait la totale: le Cox, un autre bar à côté dont j'ai oublié le nom, mais rempli que de mecs, des mecs qui s'embrassent, se tiennent par la main...
- »effectivement », me dit ma belle-soeur...
Et là, le top du top, ils sont garés devant un club, le scream, je crois, où apparemment les serveurs (ou des clients de bonne humeur peut-être?) sont en short court, torses nus, au milieu d'une assistance mâle très prononcée (et pas mal de beaux spécimens je dois dire)...mais on dirait qu'ils ne voient pas...ils ne remarquent pas!!!!
On se quitte , en se prenant en photos, avec cette assistance derrière nous, qui devait bien rigoler de voir ces provinciaux, jouer les touristes Rue du Temple.....
Conclusion? on ne voit sans doute que ce qu'on connait, on ne peut analyser que les contextes dont on a les clés de compréhension, les codes...Eux, dans leur bonne conscience tranquille, morale et conformiste, ce genre de lieux n'existe pas , ou peut-être aux Etats-Unis ou ailleurs, mais pas si près de chez eux...Ils n'ont peut-être pas voulu voir ce qui se voit comme le nez au milieu de la figure, ou plutôt plutôt comme une bite au milieu de l'entre jambe!!! ou alors, c'est moi qui ne voit que ça....C'est vrai que ce soir là, j'ai beaucoup croisé de mecs, que je déshabillais instantanément dans ma tête....
mais , c'est aussi « l'esprit du lieu » non?, qui incite à ça.....
dimanche 19 juin 2011
Un peu de tendresse dans ce monde de brutes!!!
une vidéo pour avoir une idée:
C'est donc passé à Avignon il y a deux ans....Je savais que les danseurs seraient nu(e)s, c'est aussi un peu pour ça que j'avais pris des places, même si je vais quand même souvent voir des spectacles de danse contemporaine. Bon, les mecs sont plutôt bien foutus...oui...mais finalement , ce n'est pas ça que j'ai vu.
Ce que j'ai aimé, c'est que, à propos de la nudité, les danseurs jouent avec notre voyeurisme jusqu'au bout...A un moment, on nous dit "vous vouliez voir des nu(e)s, et bien vous allez être servis!!!"Et bien, quand les danseurs nus (et peu les danseuses) se jettent à l'assaut des spectateurs , c'est plus qu'étonnant: dérangeant quelque part, drôle, mais gênant, car finalement on n'est pas habitué à une nudité "naturelle, animale, brute"...Finalement, passé l'effet de surprise, on ne remarque même plus qu'ils sont nus...je ne cherchais même pas à déterminer lequel était le plus beau, le plus attirant, le plus....aucun désir, alors que en général , quand je vois un danseur, mon désir est toujours fort, je suis en recherche aussi d'esthétique du corps masculin, là, pas du tout!!!
En fait , ce spectacle a aussi interrogé mon rapport au corps. Ici, rien de malsain en fait, que de l'amusement, de la difficulté à être, mais pas avec soi-même, plus dans le rapport aux autres.... et ce n'est pas le corps qui fait obstacle, mais plutôt la relation à nouer, à démarrer, la communication....Dans mon rapport au corps, je me disais que je devrais plus souvent me mettre à poil, être moins pudique, me révéler plus authentique...(oui, c'est un peu aussi mon leitmotiv, ma préoccupation sur le "qui suis-je en moi? qui suis-je pour les autres?")...
J'ai aussi aimé l'humour autour de la nudité et du sexe....Voir un danseur qui n'arrive pas à faire rentrer son sexe (qui pourrait être comparé à un animal domestique qui ne rentre pas à la niche) dans son slip est tordant!!!Ca pourrait être vulgaire, et bien, ça ne l'est pas...c'est drôle!!!
Mais tout ça , de quoi ça parle, en fait? et bien en gros, que la tendresse entre les personnes, l'amour, ce n'est pas évident...que le monde est dur, que les relations sont difficiles (et parfois , passer d'une langue à une autre peut aussi provoquer des malentendus-la traduction de l'anglais littéral en français est à mourir de rire!), mais que on peut trouver le bonheur et la sérénité, avec ce magnifique finale sur une musique d'Arvo Part, où les corps glissent sur le sol mouillé, tels des otaries sur la banquise, avec une facilité qui laisse rêveur....
Alors , si jamais "un peu de tendresse, bordel de merde", chorégraphié par le québécois Dave Saint Pierre passe près de chez vous, courrez-y!!!c'est étonnant, dérangeant, réconfortant, drôle, foutraque, mais c'est beau!!!
PS: je n'avais jamais entendu parler de ce Dave avant ce spectacle....en tous les cas, il est"couillu", même si je n'ai pas eu l'occasion de les voir (ses couilles)
vendredi 17 juin 2011
Vacances en Grèce ?
Si vous partez en vacances en Europe, n'oubliez pas cette carte. LE message est très clair et efficace...
...et lui, il est plutôt mignon.
Au cas où vous n'y arrivez pas, le clip est sur ce lien: http://tinyurl.com/65jleo5 (et je n'arrive pas à le télécharger en direct..)
dimanche 12 juin 2011
Hautboiste
jeudi 9 juin 2011
l'insoutenable légèreté de l'être
J'ai raté le début, j'ai été happé par les deux heures que j'ai vues (le film dure presque trois heures..) J'ai été séduit par le regard et le charme ravageur du héros, j'ai été étonné de la timidité quasi maladive de Binoche..je me suis dit que je n'avais rien compris au film quand je l'ai vu à sa sortie...ou alors j'avais compris autre chose...
Pour ceux qui n'ont pas vu, de façon ultra brève, le film raconte la vie d'un couple à Prague au moment du "Printemps de Prague" et de sa répression(1968) , leur expérience de vie à l'"ouest", où lui est comme un poisson dans l'eau, mais que elle, ne peut supporter, leur retour à Prague avec sa chape de plomb: comment chacun réagit à l'exercice de la(sa) liberté? au poids de l'oppression? résiste au système?
A un moment , Binoche décide donc de retourner à Prague, car elle ne sait que faire de sa liberté, elle n'arrive pas à l'apprivoiser (et ce , après une scène de pose photographique où justement elle n'arrive pas à se mettre à nu devant un appareil photo, ou si difficilement....), elle se dit"faible", et préfère devoir subir le système de son pays, qui quelque part la cadre et lui dit ce qu'il faut faire, laissant son amant-mari(je ne sais pas au juste) à l'Ouest, où lui a tout compris, et pourra s'épanouir comme une très belle fleur (au charme ravageur , je vous le dis...). Lui sait vivre et utiliser cette "légèreté de l'être" qui lui permet d'être à l'aise partout, de séduire, conquérir, de vivre, "légèreté" qui pour elle est tellement insoutenable.....
Ca m'a renvoyé pleins de choses, notamment sur la perte des repères, une fois que ceux dans lesquels on a grandi disparaissent. Je me suis dit que en 1988, date du film, j'étais à quelques mois de perdre ma mère brutalement(un repère perso qui tombe), au moment aussi où ce "rideau de fer" allait enfin tomber(un repère externe qui tombe); que 10 ans après, la perte de mon père (second repère intime qui disparait) allait coïncider aussi, à 3 ans près, avec le 11 septembre, qui nous a fait entrer dans une décennie paranoïaque(où là les repères externes sont tous mélangés); et puis, aujourd'hui, et ce depuis 2008, avec le début de la fin d'un système capitaliste qui est le nôtre, où je ne connais plus de difficultés personnelles majeures (j'ai reconstruit des repères personnels), notre monde semble se déliter autour d'évènements curieux, mais troublants pour qui n'a pas les clés (tsunami, nucléaire, monde arabe en mouvement, crise économique majeure...).
Je me disais que mon insouciance, naturelle certes, de mes 20 ans, ma "légèreté"commençait aujourd'hui à prendre du poids, à s'alourdir , et finissait par devenir quasi insupportable, insoutenable. Tout devient grave, difficile, pesant. Tout semble sérieux, on doit être responsable, tout le temps, jusqu'à nos poubelles qui doivent être triées, jusque dans nos gestes du quotidien. Je ne sais pas si c'est bien ou pas, mais , en tous les cas, j'ai l'impression que la gravité du moment casse notre légèreté, sans doute car nous n'avons pas les clés de compréhension sur ce qui nous arrive...tout comme Binoche, qui n'a pas encore les codes, les clés du monde dit "libre" pour pouvoir y vivre en toute sérénité.
Perte de repères? oui, pertes de repères personnels, perte de repères liés à notre environnement plus ou moins proche...Des pertes qui nous ébranlent, nous bousculent quand elles ne nous inquiètent pas, et qui rend la vie plus difficile, car moins compréhensible.
Dans le film, le couple finit à la campagne, loin du système soviétique, proche de la nature et des animaux...La dernière parole du personnage masculin "je suis heureux"..et puis, la fin...pour ceux qui ne la connaissent pas, on pourrait juste dire que le Bonheur ne peut-être qu'éphémère ..ou éternel. Fin plutôt pessimiste, mais les personnages ont résisté à leur environnement, on persévéré dans leurs certitudes, et leurs valeurs, et quelques part ont gagné.
Alors, persévérons dans ce que l'on croit, allons à l'essentiel, ne lâchons rien , ne cédons sur rien, allons de l'avant, dans le respect de ce à quoi on croit...
vendredi 3 juin 2011
Beso asesino
"En tu boca de fresa quiero besarte, con un beso infinito que te estremezca, te haga sonar que sea un beso que apague mi sed de amarte..."
c'est ici...